Actualisé

Blaise Bersinger«On prend ce qui s'est passé durant l'année et on fait les cons avec!»

L'humoriste revient sur scène en novembre avec une revue lausannoise. Un show qui s'annonce hilarant.

par
FDA

Qu'est-ce qui s'est passé à Lausanne cette année? En Suisse? Dans l'univers? Blaise Bersinger et sa bande vont se faire un plaisir de vous le raconter dans la revue de spectacle qui commencera le 3 novembre, au Théâtre Boulimie. «M3» est un spectacle retraçant les événements qui ont marqué 2018 avec une grosse dose de satyre «quelques pas de danse et sans femme à poil». A plusieurs semaines du lancement, l'humoriste de 27 ans nous a rendus visite avec Sébastien Corthésy pour nous parler des derniers détails.

Comment est née cette idée de revue lausannoise?

Blaise Bersinger: Je travaillais dans la revue genevoise l'année passée en tant que Stand-upper, où je faisais juste 8 minutes du spectacle. Dans les coulisses du show, j'ai discuté notamment avec Sébastien (ndlr Corthésy) et on s'est dit: «Écrire un spectacle d'humour avec pour mandat de parler de l'actu de l'année écoulée, c'est super excitant.»

Sébastien Corthésy: On s'est dit que ce serait bien de le faire à Lausanne. En parallèle, on avait déjà pensé à plusieurs reprises: «Et si c'était à nous qu'on donnait ce budget? Et si c'était nous qui organisions tout ça? Qu'est-ce que ça donnerait?»

Et vous retenez quoi de cette expérience à la revue genevoise?

BB: J'ai appris beaucoup. Bon, j'ai aussi joué dans «Titeuf - Le pestacle» (rires). Je sais ce que c'est que de bosser dans une grosse production. Il y a tellement de gens, tellement de décors, tellement d'objets, de musique et de professionnalisme. Et j'ai remarqué que l'humour lorsqu'on l'écrit et qu'on le met en scène, c'est très sérieux.

Vous avez décidé d'organiser tout ça, il y a un peu moins d'une année. Ce n'est pas stressant d'avoir aussi peu de temps?

BB: Totalement! On a l'impression d'être toujours complètement à la bourre. Alors cela a moins d'envergure que Genève, car on demande moins de moyens aussi. Et comme on pouvait créer quelque chose en peu de temps, on a foncé. Cela reflète un peu notre génération qui procrastine souvent.

SC: Je ne pense pas que l'on aurait moins travaillé si l'on avait eu plus de temps. C'est juste que l'on a dû faire tout plus vite. Le seul véritable problème, c'est le soutien financier. On était trop tard pour pas mal de délais. Par conséquent, on ne retrouve aucun sponsor privé sur l'affiche et c'est pour cela que l'on a pensé à un crowdfounding. (ndlr: Ils demandent 16000 frs. et ont presque atteint les 13000 le 24 septembre 2018. Il reste 10 jours pour les aider) Et l'avantage que l'on a, c'est que ce sera dans un théâtre de 150 places et pas de 450. Le décor coûte moins cher, il y a moins de comédiens, donc moins de costumes.

Pourquoi s'être tourné vers le crowdfounding pour financier ce spectacle?

SC: Historiquement, on n'a pas eu le soutien espérer. On a dû tirer un trait sur quelques éléments. Mais il était impensable de se séparer de la musique. Blaise voulait arriver avec un hymne, des chansons qui soient vraiment celles de la revue.

BB: Dans mon fantasme, il y avait une ouverture avec la chanson qui a pour thématique l'année. Ensuite, elle revient dans le spectacle, mais cette fois-ci en mineur car il s'est passé un truc. Puis elle est ré-harmonisée avec des cuivres... Et le final est avec 15 danseurs et des musiciens qui jettent leurs instruments... Mais on ne pouvait pas.

SC: Presque pas. (Rires). La musique sera présente durant le show. Donc qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là? On essaie de trouver cet argent et assez naturellement on est arrivé sur cette idée de crowdfounding.

Vous revenez à l'instant du sud de la France où vous avez finalisé le spectacle pendant une semaine, c'est ça?

BB: Cette semaine d'écriture était la dernière et était assez intense. On devait arriver avec les dernières idées et surtout finaliser le show. Les gens pourraient croire qu'on est allé en Provence manger de la tapenade et se baigner dans la piscine. Alors, oui, on était là-bas, et oui c'était très beau. Non, je n'ai pas mangé de tapenade car je déteste les olives et on a quand même bossé. On se couchait à minuit et on se levait à 7h, ce n'était pas des vacances.

SC: C'est ça, c'est juste de s'isoler pour être concentré un maximum. Car ici, il est impossible de penser seulement à une seule chose.

Comment vous décririez une revue pour les personnes qui ne savent pas ce que c'est?

BB: C'est l'actualité de votre région, de votre ville ou tout simplement du monde entier, résumée en 1h30 de spectacle et de blagues. C'est un peu ça! En une phrase: On prend ce qui s'est passé durant l'année et on fait les cons avec!

SC: Et parmi les codes de la revue, on retrouve la musique et la danse qui en font un spectacle un peu plus pluridisciplinaire.

Et vous parlez du «Matin»?

BB: On parle du «Matin».

SC: Enfin, du matin?

BB: Tu parles de l'éveil du soleil? Non! «Le Matin», le journal. Qu'on le veuille ou non c'était un sujet présent dans l'actualité... Je crois qu'il n'y a pas de vannes sur le fait que Christian Constantin vous rachète.

SC: Pas trop.

BB: Car il y a déjà assez de gens qui lui tapent dessus... Notamment «Le Matin».

SC: Et on aimerait bien qu'il nous rachète aussi. On n'est pas si cher!

Pour faire un don c'est par ici le crowdfounding

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!