FOOTBALL: «On prend du plaisir et cela se voit sur le terrain»
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FOOTBALL«On prend du plaisir et cela se voit sur le terrain»

Vincent Rüfli s’éclate avec un Stade Lausanne-Ouchy qui joue un match important ce vendredi soir (19 h) à Schaffhouse, dans l’optique d’une place de barragiste.

par
Christian Maillard
Vincent Rüfli prend du plaisir avec le Stade -Lausanne Ouchy.

Vincent Rüfli prend du plaisir avec le Stade -Lausanne Ouchy.

Freshfocus

De la Fontenette à la Pontaise, en passant par la Praille, Tourbillon, Dijon, Paris et Saint-Gall, Vincent Rüfli en a vu du pays dans sa carrière. Le Genevois a même eu l’honneur de porter le tricot de l’équipe de Suisse le 15 novembre 2011 contre le Luxembourg. A 33 ans, le défenseur carougeois fait actuellement le bonheur en Challenge League du Stade Lausanne-Ouchy de Meho Kodro, qui joue un match important ce vendredi soir à Schaffhouse contre le deuxième du classement.

Après s’être imposés à Thoune (2-0) et avoir malmené Grasshopper (1-1) en semaine, les Vaudois sont toujours dans la course pour la promotion en Super League. «Avec des jeunes et des joueurs plus expérimentés, cela donne un bon mélange et une belle équipe», apprécie le No 22 du SLO.

‹‹J’avais à cœur aussi de revenir proche de ma famille, de Genève››

Vincent Rüfli, défenseur central de Stade Lausanne Ouchy

Vincent, après avoir joué en Super League et en D1 française, comment se fait-il que l’on vous retrouve en Challenge League et pas à Saint-Gall, où vous possédiez un contrat jusqu’à fin juin?

À Saint-Gall, je jouais moins ou alors j’étais utilisé comme un joker. Et puis, j’avais à cœur aussi de revenir proche de ma famille, de Genève. Je ne vous cache pas non plus que j’avais encore envie de jouer et qu’à un certain âge, il est compliqué d’avoir du temps de jeu. Alors, au SLO j’en profite.

Après Tourbillon, vous voilà à la Pontaise, sur un terrain détesté des fans de foot genevois: ce n’est pas trop difficile pour vous, le Carougeois?

J’aurai vraiment tout fait dans ma carrière! (Il éclate de rire). Mais c’est le foot, chaque club est différent et a son histoire. Et on fait avec…

Vincent Rüfli, qui protège son gardien Baptiste Reynet face à l’OM, garde un bon souvenir de son passage à Dijon.

Vincent Rüfli, qui protège son gardien Baptiste Reynet face à l’OM, garde un bon souvenir de son passage à Dijon.

AFP

Que retenez-vous de vos passages à Dijon et au Paris FC?

Là aussi, de belles expériences qui m’ont permis de voir comment on travaillait à l’étranger. J’ai eu ensuite la chance de revenir à Saint-Gall où cela s’est bien passé, surtout au début. C’était bien également de découvrir le côté suisse allemand et une autre manière de s’entraîner. Comme quoi on peut toujours apprendre, même quand on a plus de 30 ans…

En avez-vous profité pour apprendre l’allemand?

Ein bisschen! Vous savez, comme nous étions beaucoup de Genevois et de francophones à Saint-Gall, c’était un petit peu compliqué. Et quand on a pu commencer les cours, on a été obligés d’arrêter à cause du Covid. Disons que l’allemand, je le comprends, mais cela reste difficile de s’exprimer. Je parle anglais et français, enfin on se débrouille!

Le Coronavirus vous a notamment empêchés de jouer devant ce fabuleux public de Saint-Gall: des regrets?

Mais ces matches à huis clos, on s’y fait. C’est dommage de jouer sans public, c’est vrai, mais on a la chance de jouer, de faire ce que l’on aime. Quant à la famille, elle peut voir nos rencontres à la télé, ce qui n’était pas forcément le cas avant, quand il n’y avait pas d’images.

Au Stade Lausanne, Vincent Rüfli a notamment retrouvé son ex-coéquipier servettien Christopher Routis (à gauche).

Au Stade Lausanne, Vincent Rüfli a notamment retrouvé son ex-coéquipier servettien Christopher Routis (à gauche).

Freshfocus

Au Stade Lausanne-Ouchy, vous avez retrouvé notamment votre ancien coéquipier de Servette Christopher Routis, avec lequel vous aviez vécu la promotion?

C’est juste, mais aussi Karim Gazzetta ou Christian Schneuwly, contre lequel j’avais joué, et Michael Perrier qui était mon coéquipier à Sion. Il y a vraiment de bons joueurs, une bonne équipe avec un coach, Meho Kodro, qui favorise le jeu pour qu’on prenne du plaisir. Et cela se voit sur le terrain.

Les dirigeants du SLO vous mettent-ils la pression pour monter en Super League?

Non, pas du tout. J’ai connu plein de dirigeants différents, comme Christian Constantin à Sion par exemple (il rit). Là, à Stade Lausanne, le comité est ambitieux mais calme, ce qui amène de la sérénité au groupe. Le président nous motive sans en faire trop. Actuellement je suis prêté six mois par Saint-Gall et après, on verra ce qui se passe.

‹‹Je reste un vrai couteau suisse››

Vincent Rüfli, désormais défenseur central

On ne sait jamais, si le SLO est promu

À moins que Chelsea ou Manchester United ne m’appellent! Non, je rigole bien sûr. Mais je dois commencer par changer mon CV. Car je ne suis plus latéral, mais défenseur central. J’aurai joué à tous les postes, sauf gardien ou attaquant, mais je reste un vrai couteau suisse!

‹‹ À nous de mieux jouer que Schaffhouse et de concrétiser une des nombreuses occasions que l’on se crée pour gagner ce match››

Vincent Rüfli à quelques heures d’un match important en vue de la place de barragiste

Ce vendredi, après Grasshopper, vous jouez à Schaffhouse, deuxième du classement, avec une place de barragiste dans le viseur…

Après Thoune et Grasshopper, nous allons jouer notre troisième match important à la suite. J’ai vu deux à trois matches des Schaffhousois, cela joue bien. Avec leur pressing, ils me font un peu penser à Saint-Gall. Après, c’est à nous de mieux jouer qu’eux et de concrétiser une des nombreuses occasions que l’on se crée pour gagner ce match. Il suffit de continuer sur notre bonne lancée.

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