Football féminin - «On rêve d’enfin marquer ce but en Ligue des championnes»
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Football féminin«On rêve d’enfin marquer ce but en Ligue des championnes»

Servette-Chênois retrouve ce jeudi soir Chelsea, qui s’était imposé 0-7 au Stade de Genève mardi dernier. Thaïs Hurni se projette sur ce duel.

par
Florian Paccaud
(Londres)
Thaïs Hurni, avec le numéro 22, avait vécu une soirée compliquée mardi dernier contre les Londoniennes.

Thaïs Hurni, avec le numéro 22, avait vécu une soirée compliquée mardi dernier contre les Londoniennes.

Pascal Muller/freshfocus

Servette-Chênois s’apprête à souffrir, jeudi soir au Kingsmeadow de Londres dans le cadre de la 4e journée de la Ligue des championnes (21h en Suisse). «On est motivé à montrer autre chose que lors du revers 0-7 face à Chelsea mardi dernier», a souhaité l’entraîneur grenat Eric Sévérac en conférence de presse d’avant-match. Face à des Blues qui restent sur 4 rencontres sans encaisser de but, l’obstacle s’annonce encore plus ardu que la semaine passée. D’autant plus que les championnes de Suisse ne pourront pas compter sur le soutien des 12 782 spectateurs. Thaïs Hurni évoque ce terrible défi qui attend les Genevoises.

– Thaïs Hurni, comment sentez-vous le groupe à l’approche de ce match?

– Il va très bien. La victoire contre Bâle nous a vraiment fait du bien (ndlr: succès 3-0). Elle nous a permis de reprendre confiance. L’objectif ce soir est d’encaisser beaucoup moins de buts que la semaine passée, en montrant qu’on sait aussi défendre. On va tout donner pour faire quelque chose ici à Londres.

– La défaite de mardi dernier a-t-elle laissé des traces?

– Le jour d’après, c’était rude. Mais on a quand même essayé de ne pas tout remettre en question. Parce qu’en face, c’était Chelsea. Au niveau de l’ego c’est clair que ça fait mal. À nous de faire au mieux pour que cela ne se reproduise pas.

«Faire match nul serait déjà un exploit.»

Thaïs Hurni, joueuse du Servette FCCF

– Créer l’exploit est-il possible?

– Faire match nul serait déjà un exploit. Et évidemment, on rêve d’enfin marquer ce but en Ligue des championnes qu’on attend encore. Ça serait une belle récompense pour toute l’équipe. Mais qu’on s’entende, pas en perdant 7-1…

– Vous jouez aussi bien au milieu qu’en défense. Quel est votre poste de prédilection?

– D’après Eric Sévérac, cela peut être les deux. De mon côté, je préfère au milieu. Cependant, en défense, je me rends compte que, mis à part ma taille, j’ai du potentiel. C’est un poste où je peux beaucoup apporter. Mais tant que je joue, je suis très contente.

– Vous n’avez pas été sélectionnée pour le prochain rassemblement national. Comment avez-vous pris cette nouvelle?

– Le sélectionneur Nils Nielsen m’a appelée pour me prévenir avant que la liste ne sorte. J’étais évidemment déçue. Mais honnêtement, cela va me faire vraiment du bien de pouvoir relâcher un petit peu pendant quelques jours, car avec le nombre de matches, cette saison est vraiment monstrueuse. C’est un mal pour un bien.

– Est-ce que vous payez le prix de votre polyvalence?

– Je pense que derrière, avec la sélection, je paie un peu ma taille. Pour certains coaches, elle est primordiale en défense centrale, ce qui n’est pas le cas dans mon club. En plus, au milieu de terrain en équipe de Suisse, je n’ai pas du tout mes chances par rapport à celles qui jouent actuellement dans l’entrejeu. Du coup, je vais tout faire pour qu’on me voie en tant que défenseuse axiale.

– Entre la Ligue des championnes, le championnat, la sélection et vos études, comment faites-vous pour tout gérer?

– Depuis juin, je n’ai pas vraiment eu de pause, car avant la reprise, j’étais à Macolin pour mes cours de répétition avec l’armée. Cela fait vraiment beaucoup, donc les prochains jours de congé vont me faire énormément de bien. En ce moment, c’est extrêmement compliqué, mais je prends toutes les minutes de répit qu’on m’offre pour souffler. Donc si j’ai une heure par-ci par-là, j’essaie de faire des choses pour moi, comme lire ou passer du temps avec mes proches. Même si ces moments sont très restreints. Mais on fait comme on peut.

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