Actualisé 08.05.2019 à 10:03

CinémaOn s'est régalé avec «Les crevettes pailletées»

Le film met en scène une équipe de water-polo partant pour les Gay Games. «Le Matin» décortique ce long-métrage mélangeant humour et drame, en salle aujourd'hui.

par
FDA

Le film sort le 8 mai 2019 dans les salles romandes.

«Dans la crevette, le meilleur c'est la queue. Et avec des paillettes c'est encore mieux.» L'ambiance est lancée. Avec cette phrase, on comprend pourquoi cette équipe de water-polo gay se prénomme les crevettes pailletées. Une bande de huit homos et une transsexuelle qui aiment se retrouver une fois par semaine dans une piscine parisienne pour le plaisir du sport et déconner.

Leur routine se brise lorsque Matthias Le Goff (Nicolas Gob), nageur professionnel, débarque. Il a traité un journaliste de «pédé» en direct à la télé. Tollé général et sanction: Matthias doit, pour se racheter, entraîner l'équipe des Crevettes pailletées et mener ses joueurs jusqu'aux Gay Games à Split, en Croatie, sorte de JO 100% LGBT. S'il refuse, il ne pourra pas participer à sa prochaine compétition nationale de natation.

Sabrina, fiesta et ecsta

Il y a certes une cascade de clichés et la morale du film est très prévisible mais cette comédie feel good remplit tout à fait sa part du marché sur le plan de l'humour. Elle n'a pas reçu le prix spécial du jury au Festival de la comédie l'Alpe d'Huez pour rien. Des blagues (sous la ceinture) et un roadtrip délirant dans un bus touristique à deux étages sont les ingrédients principaux. On dirait un mélange entre l'équipe du «Grand Bain» (en plus sexy) et celle de «Priscilla, folle du désert» (tout aussi extravagante).

Une partie de l'équipe des Crevettes pailletées aux Gay Games

Filmer des personnages qui se déhanchent sur «Boys, Boys, Boys» de Sabrina, ne pensent qu'à la fête, à la drogue ou à s'envoyer en l'air grâce à une application ne va pas forcément servir à la communauté gay. Mais le film va plus loin que cette première impression.

Au fil des 100 minutes d'images, on oublie leur sexualité et on s'intéresse à leurs problèmes: un père de famille absent, des soucis de santé, un cœur brisé ou la solitude d'une personne âgée. L'homophobie n'est pas non plus épargnée. Une scène de violence choque. les insultes fusent parfois. On remarque d'ailleurs que les personnes LGBT sont très dures entre elles. Si les réalisateurs, Cédric Le Gallo et Maxime Govare, n'évitent pas les stéréotypes, le scénario est bien ficelé et prône l'ouverture d'esprit et la tolérance jusqu'à la scène finale qui nous laisse entre les larmes et le sourire.

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