17.11.2015 à 23:29

Tennis«On verra quand mes filles diront que ça pique!»

Le Bâlois était ravi de sa performance contre Novak Djokovic sans pour autant lui donner une importance démesurée. Extraits d’une conférence de presse où il a aussi été question de barbe...

Roger Federer a décidé de ne pas se raser «pendant deux ou trois jours». Ça lui a porté chance face à Novak Djokovic!

Roger Federer a décidé de ne pas se raser «pendant deux ou trois jours». Ça lui a porté chance face à Novak Djokovic!

AFP

- Roger, êtes-vous surpris de cette victoire en deux sets, la troisième contre Djokovic cette saison?

«Disons que je ne m’y attendais pas avant le tournoi. Par rapport à la saison de Novak, sa série de victoires en indoor, j’avais décidé de plus me concentrer sur les matches contre Nishikori et Berdych. Après, je savais comment jouer et, très vite, j’ai senti que je faisais jeu égal à l’échange. En plus, j’ai très bien servi. Gagner le premier set est toujours capital dans ce genre de matches. Il a aussi un peu baissé de rythme vers la fin.»

- Vous avez donné l’impression de beaucoup varier à l’échange...

«Je ne crois pas l’avoir fait beaucoup plus que d’habitude. Mon jeu est fait de variations, le sien a plus pour vocation d’imposer un rythme. A ce titre, le match de ce soir n’avait rien d’exceptionnel. Après, comme je n’avais pas l’obligation de gagner, on avait discuté avec Seve et Stefan de ce qu’il fallait essayer ou pas. Et une des options était d’attendre un peu pour lui mettre la pression.»

- Novak a dit qu’il avait mal joué. C’est aussi votre impression?

«Il a clairement baissé au deuxième set. Mais je ne trouve pas qu’il a été si terrible non plus. Pourquoi a-t-il par moments mal joué? Je veux croire que j’y suis un peu pour quelque chose.»

- Quelle importance peut avoir cette victoire pour la fin de semaine?

«C’est une grosse victoire, indiscutablement. Elle peut m’aider pour la suite du tournoi, pour l’année prochaine aussi. C’est toujours bon de battre Novak. Mais attention, il est toujours le favori du tournoi, il le sera contre Berdych jeudi et, à mon avis, il le sera encore en demi-finale.»

- Un mot sur cette barbe qui pousse… Un nouveau porte-bonheur?

«Non, j’ai juste décidé de ne pas me raser pendant deux ou trois jours. Maintenant, on verra bien quand mes filles et ma femme me diront que ça pique et qu’il faut que je me rase à nouveau.»

- Ce match était aussi le remake de la finale 2014 qui n’a jamais eu lieu?

«C’est vrai, j’y ai pensé. J’étais très déçu de devoir venir m’excuser sur le court l’année dernière, il s’agit du pire scénario. Et vous savez, je suis resté bloqué deux heures dans les bouchons en venant aujourd’hui. Si bien que j’ai cru que j’allais encore rater le match… Non je rigole, j’avais pris de la marge en partant à 15 heures.»

- Un mot enfin sur cette demi-volée qui vous donne le premier set. Où se situe-t-elle dans votre musée personnel?

«Elle est très dure à jouer parce que son passing est parfait. J’essaie de la garder la plus courte et la plus proche possible du filet, par contre j’ai un peu de chances qu’elle flirte avec la ligne. En fait, je crois que je l’ai réussie parce que je suis beaucoup monté au filet cette année. Tu ne réussis pas ce genre de coups en montant une fois de temps en temps. Donc oui, je sais où la situer et c’est assez en haut.»

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