Football: «On veut six points pour rester en Ligue A»

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Football«On veut six points pour rester en Ligue A»

Vladimir Petkovic le concède: «Les derniers résultats n’ont pas épousé notre évolution». Le sélectionneur croit toutefois pouvoir retourner la situation lors des derniers matches. Interview.

par
Mathieu Aeschmann
Vladimir Petkovic retrouvera ses joueurs sur le terrain lundi pour un triptyque contre la Belgique, l’Espagne et l’Ukraine.

Vladimir Petkovic retrouvera ses joueurs sur le terrain lundi pour un triptyque contre la Belgique, l’Espagne et l’Ukraine.

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Vladimir Petkovic, dans quel état d’esprit attaquez-vous ce dernier rassemblement de l’automne?
Avant toute chose, j’espère retrouver tous mes joueurs en bonne santé et que leurs tests de lundi reviendront négatifs pour que l’on puisse attaquer nos trois matches au complet. Ensuite, je vous dirai que j’ai conscience que nos résultats ne sont pas satisfaisants. Mais ce constat comptable ne m’empêche pas de considérer que nous sommes dans les temps en vue de notre préparation pour l’Euro 2021. L’équipe progresse, elle évolue. On a pu utiliser un plus grand nombre de joueurs, ce qui me semble essentiel à l’automne. Il faut maintenant que les résultats épousent cette évolution.

Justement, la Suisse est dernière de son groupe. Elle n’a pas gagné en 2020. Qu’est-ce qui est le plus important à vos yeux: sauver votre place en Ligue A de la Ligue des nations ou assurer une place dans le chapeau 1 du tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du monde 2022?
Les deux. Pour moi, le plus important, c’est de prendre six points contre l’Espagne (à Bâle) et l’Ukraine (à Lucerne) afin de sauver notre place en Ligue A et, du même coup, assurer une place dans le Top 10 avant le tirage au sort. Je suis d’un naturel optimiste. Je pense que l’on peut y arriver, que l’on peut aussi gagner en Belgique (amical) et je veux que mes joueurs en soient convaincus eux aussi.

Un mot sur votre sélection: Cedric Itten et Albian Ajeti ne sont pas là malgré leur forme. Pourquoi?
Ils enchaînent en effet de bons matches en Écosse et c’est pour cela qu’ils sont «de piquet». L’enchaînement va être intense et nous savons qu’aucun élément ne pourra jouer un rôle central lors des trois matches. Donc j’aurai besoin de tout le monde. Sinon, je dois toujours faire sans Zakaria, Mbabu ni Omlin, dont j’ai bon espoir qu’ils retrouveront le terrain après la pause des équipes nationales. Pour le poste de gardien, j’ai choisi de remplacer Omlin par Gregor Kobel car il réussit un très beau début de saison à Stuttgart.

En octobre, votre équipe a montré deux visages très différents: elle était très défensive en Espagne et très joueuse en Allemagne. Laquelle de ces postures lui convient le mieux?
C’est une très bonne question. Et je pense qu’il serait faux de croire qu’il n’existe qu’une seule réponse. Il n’y a pas qu’une seule vérité, on veut maîtriser les deux phases. Vous avez raison, nous étions sans doute trop défensifs lors de la première mi-temps à Madrid, ce fut meilleur ensuite. D’une façon générale, je pense d’ailleurs que la Suisse doit avoir le courage de jouer, de presser, d’essayer de dominer contre n’importe quel adversaire. Elle y est très bien parvenue en Allemagne et, si on oublie les erreurs individuelles, cet élan n’a pas déprécié notre prestation défensive. Donc l’équipe doit être courageuse mais elle doit aussi savoir s’adapter à l’adversaire et aux situations.

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