Corée du Nord: ONU: le tir de missile de Pyongyang condamné

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Corée du NordONU: le tir de missile de Pyongyang condamné

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné lundi à l'unanimité le tir de la Corée du Nord.

Même la Chine, alliée de laCorée du Nord, a appruvé le texte proposé par les Etats-Unis pour blamer le nouveau tir de missile de Pyongyang. (Image pris en Corée du Sud - 13 février 2017)

Même la Chine, alliée de laCorée du Nord, a appruvé le texte proposé par les Etats-Unis pour blamer le nouveau tir de missile de Pyongyang. (Image pris en Corée du Sud - 13 février 2017)

Keystone

Les quinze pays membres du Conseil, y compris la Chine, grande alliée de la Corée du Nord, ont approuvé un texte proposé par les Etats-Unis. Ce dernier affirme que le tir de missile constitue une «grave violation» des résolutions de l'ONU et menace le régime communiste de «nouvelles mesures significatives».

Le Conseil de sécurité s'était réuni d'urgence à la demande des Etats-Unis, du Japon et de la Corée du Sud. La veille, la Corée du Nord avait procédé à un nouveau tir de missile balistique destiné, selon Séoul, à tester la réaction du nouveau président américain Donald Trump. Ce dernier a promis dans l'après-midi de répondre à la Corée du Nord qui pose selon lui «un gros, gros problème».

L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley a appelé dans un communiqué les pays membres du Conseil de sécurité «à utiliser tous les moyens possibles pour dire clairement au régime nord-coréen et à ses acolytes que ces tirs sont inacceptables». «Il est temps de tenir la Corée du Nord pour responsable, non pas en mots mais en actes», a-t-elle ajouté.

Faire pression

Les résolutions de l'ONU interdisent à Pyongyang tout programme nucléaire ou balistique. Depuis le premier essai nucléaire nord-coréen de 2006, le régime a essuyé six volées de sanctions qui ne l'ont cependant pas convaincu d'abandonner ses ambitions militaires.

L'ambassadeur du Japon Koro Bessho a estimé qu'imposer des sanctions était crucial pour que la Corée du Nord change de comportement mais que cela «prenait du temps». «Nous devons continuer à faire pression. Nous ne cherchons pas une solution militaire».

Le ministère américain de la Défense a assuré toutefois que les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon disposaient ensemble des moyens nécessaires pour intercepter, le cas échéant, des missiles balistiques semblables à celui testé dimanche. Les Etats-Unis cherchent en outre à installer en Corée du Sud le système anti-missiles THAAD, mais Séoul n'a toujours pas réussi à déterminer l'endroit où le système sera installé.

La France a de son côté appelé à ce que les sanctions soient véritablement appliquées. «Cela veut dire aussi que la partie européenne travaille à des mesures supplémentaires», a déclaré l'ambassadeur français François Delattre.

Polémique

Avant la réunion du Conseil, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait condamné le tir et appelé la communauté internationale «à gérer cette situation de manière unie». «Les dirigeants nord-coréens doivent se conformer à leurs obligations internationales et (s'engager dans) la voie vers la dénucléarisation», avait-il dit.

Ce tir de missile nord-coréen a donné lieu à un début de polémique autour de la gestion de cette affaire par Donald Trump après que des photos de celui-ci discutant avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, dans la salle de restaurant de son club de golf de Mar-a-Lago à Palm Beach en Floride, ont été publiées sur les réseaux sociaux par un membre du club témoin de la scène. Ces posts sur Facebook ont ensuite été effacés par leur auteur.

«C'est inexcusable de laisser se dérouler une crise internationale de ce type devant un groupe de membres d'un country club, comme s'ils étaient au spectacle», a accusé Nancy Pelosi, la cheffe de file des Démocrates au Congrès.

Vingtaine d'engins

En 2016, Pyongyang a mené deux essais nucléaires et tiré une vingtaine de missiles dans sa quête des technologies qui placeraient le territoire américain à sa portée. Le dernier engin a donc été tiré dimanche de l'ouest de la Corée du Nord. Il a parcouru environ 500 kilomètres avant de tomber en mer du Japon, selon le ministère sud-coréen de la Défense.

Selon l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, il s'agit d'un «missile sol-sol de moyenne à longue portée Pukguksong-2». L'engin est alimenté par du combustible solide, ce qui raccourcit le temps de ravitaillement comparé au combustible liquide et rend sa détection difficile. C'est la première fois que le Nord parle de ce Pukguksong-2.

Le Nord a plusieurs fois revendiqué des avancées militaires qui ont laissé les analystes sceptiques. Il affirme ainsi avoir mis au point un missile balistique intercontinental (ICBM) mais n'en a pour l'instant jamais testé.

Le missile à la portée la plus longue testé par Pyongyang est le Musudan, de portée intermédiaire, capable en théorie d'atteindre les bases américaines sur l'île de Guam, dans le Pacifique. Mais la plupart des essais se sont soldés par des échecs. A son allié régional dans le Pacifique, Donald Trump a promis son soutien «à 100%».

(AFP)

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