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TennisOpen d'Australie - Jo l'Australien contre le roi de Melbourne (MAGAZINE)

Par Jacques KLOPP MELBOURNE (Australie), 22 jan 2013 (AFP) - Le Français Jo-Wilfried Tsonga, Australien de coeur depuis sa finale en 2008, va tenter mercredi de renverser le Suisse Roger Federer, le roi de la ville à Melbourne, lors d'un quart de finale qui sent la poudre.

Les organisateurs ne se sont pas trompés en plaçant l'affiche en session de nuit, à partir de 08h30 GMT, même si Federer a droit à cet honneur pour la quatrième fois de suite sur la Rod Laver Arena, un privilège rarissime. Andy Murray, opposé à Jérémy Chardy le deuxième Français de ces quarts de finale, en est quitte pour disputer un nouveau match en diurne. Injuste diront certains. Mais il ne pouvait pas en être autrement car un Federer-Tsonga, ça fait saliver, surtout à Melbourne où "King Roger" est le seul homme à battre tous les Australiens à l'applaudimètre. Tsonga aussi a sa petite cote depuis son formidable parcours en 2008 où il s'était faufilé jusqu'en finale après avoir donné la leçon à Rafael Nadal en jouant "le plomb" comme l'a rappelé Federer lundi. "J'ai de très bons souvenirs ici", souligne le Manceau qui possède même son petit kop de supporters à Melbourne, "des fidèles depuis 2008". "J'aime l'état d'esprit des Australiens, j'aime ce public de connaisseurs. J'aime le pays. Ils ne se plaignent jamais, car la vie est belle", souligne-t-il. Cette "positive attitude", c'est aussi ce qu'il aime chez son nouveau coach, l'Australien Roger Rasheed: "Rog' est toujours très motivé. C'est incroyable, on dirait qu'il a encore plus envie de gagner que moi." Mais preuve de son expertise à Melbourne, c'est Tsonga qui "file les bonnes adresses" à Rasheed lorsqu'il s'agit de dénicher un endroit pour sortir. Pas étonnant donc que le N.1 français ait obtenu ses meilleurs résultats en Grand Chelem en Australie, même s'il dit que "ce n'est pas mal non plus à Wimbledon" et que "ça va de mieux en mieux à Roland-Garros". Finaliste en 2008, en quarts en 2009 et encore en demi-finale en 2010, Tsonga affiche un bilan de 24 victoires en 30 matches depuis ses débuts à Melbourne en 2007 lorsqu'il avait inquiété Andy Roddick au premier tour. Il y a déjà affronté Federer une fois, lors de la demi-finale en 2010 pour une défaite rapidement consommée (6-2, 6-3, 6-2). Lui préfère retenir sa victoire en cinq sets en quarts de finale à Wimbledon l'année suivante. "Je l'ai déjà battu. Ca va être l'occasion de voir si ce que j'ai fait cet hiver vaut quelque chose", glisse Tsonga qui a aussi profité de l'intersaison pour participer à la tournée d'exhibition de Federer en Amérique du Sud. "C'était sympa, on a appris à un peu mieux se connaître", relate Federer qui se méfie d'un joueur "explosif avec un énorme service", même s'il sort de quatre premiers matches parfaits, sans perdre une seule fois son service. "Je suis persuadé que Jo peut battre Federer, estime Arnaud Clément, nouveau capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, car il affiche une très grosse forme physique et on sent qu'il est capable de jouer encore mieux. S'il arrive à maintenir un gros niveau d'intensité du début à la fin, il peut y arriver." jk/jr

(AFP)

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