Redevance radio-TV: «Operation Libero» lancée contre «No Billag»
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Redevance radio-TV«Operation Libero» lancée contre «No Billag»

L'organisation formée de jeunes radicaux a lancé une campagne et une recherche de dons. Pour elle, l'initiative est une attaque contre la démocratie.

Laura Zimmermann, directrice de la campagne d'Opération Libero.

Laura Zimmermann, directrice de la campagne d'Opération Libero.

Keystone

L'organisation Opération Libero s'est prononcée mardi contre «No Billag», qui veut la fin de la redevance radio-tv. Elle a lancé une campagne et une recherche de dons. Le groupe estime que l'initiative est une attaque à la démocratie.

Des médias forts et indépendants sont indispensables dans un pays comme la Suisse, caractérisé par une démocratie libérale et directe. Sans informations exhaustives et équilibrées, les citoyens ne peuvent pas prendre de bonnes décisions, a affirmé mardi la coprésidente d'Opération Libero Laura Zimmermann devant la presse réunie à Berne.

Or, le service public offre à la population suisse ce que les médias privés ne peuvent pas apporter: des informations complètes de Mendrisio à Zurich en passant par Altdorf, et de Genève à Langnau via Widnau, a ajouté Mme Zimmermann, également directrice de la campagne.

L'organisation estime ainsi que l'initiative, si elle était acceptée, affaiblirait le paysage médiatique suisse. «Il ne s'agit pas de dire si les Suisses veulent plus ou moins d'Etat et plus ou moins de taxes. Il s'agit de décider si nous voulons plus ou moins de démocratie», selon Mme Zimmermann.

Aussi en Suisse romande

Le mouvement - formé de jeunes issus de divers courants politiques aussi bien de droite que de gauche - veut rassembler en décembre «au moins 284'981 francs et 59 centimes» pour promouvoir sa campagne. Le même montant avait financé la campagne contre l'initiative de mise en oeuvre du renvoi effectif des étrangers criminels.

Une affiche est déjà prête. Mais la petite organisation que représente encore Opération Libero a besoin de fonds qu'elle espère trouver via un financement participatif en ligne, également en Suisse romande, a affirmé le groupe.

(ats)

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