France: Opposée au masque à l’école, elle perd la garde de son fils
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FranceOpposée au masque à l’école, elle perd la garde de son fils

À Belfort, une mère avait déscolarisé son fils de 7 ans. La justice a sévi.

par
R.M.
La mère de famille estime que le masque est un «handicap à l’apprentissage».

La mère de famille estime que le masque est un «handicap à l’apprentissage».

Keystone

Une femme de Belfort est privée de la garde de son fils de 7 ans car elle est farouchement opposée au port du masque à l’école. Elle avait décidé de le déscolariser et la justice a sévi, relate «L’Est Républicain».

Cette mère de famille de 48 ans présentée sous son prénom, Rachel, a été assignée en référé devant le juge des affaires familiales de Belfort le 10 novembre dernier. Elle était accusée d’avoir déscolarisé son petit garçon – ce qui constitue une infraction pénale, note le quotidien français. Mais aussi d’avoir enfreint le décret rendant en France obligatoire le port du masque dès 6 ans à l’école. Et encore d’avoir tenu des propos complotistes.

L’enfant de 7 ans était au régime d’une garde alternée. Une semaine chez son père, qui le scolarise. Puis une semaine chez sa mère. Or Rachel a décidé de le déscolariser durant sa semaine de garde à partir du 2 novembre, lui faisant l’école à la maison. Mais la justice a tranché et l’a privée de cette garde alternée. La mère a fait appel.

École alternative

«Est-ce être complotiste que d’affirmer que le port du masque obligatoire, mesure aussi inefficace que violente pour des enfants, autant sur le plan physique et psychologique, est un handicap à l’apprentissage?», commente la mère de famille.

Rachel explique qu’elle souhaitait de toute façon déscolariser son fils. «L’obligation du port du masque a juste précipité ma décision de le retirer d’un système scolaire que je ne cautionne pas», raconte-t-elle. Elle tente de créer une école dite «démocratique» à Belfort selon la méthode «Summerhill», explique «L’Est Républicain». Son «socle repose sur la liberté de faire et d’agir donnée à l’enfant; la pédagogie par le jeu.»

Cette femme de Belfort, est-il encore précisé, est soutenue par l’association Réaction 19, qui combat le port du masque obligatoire. S’appuyant sur certains arguments parfois jugés complotistes, cette association «a saisi le procureur de Paris d’une plainte au pénal relative au port du masque pour violences volontaires sur mineurs de 15 ans, mise en péril de mineurs et non assistance à personne en danger». Elle revendique 30 000 adhérents.

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