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CANADAOttawa: le tireur était connu des services de renseignements

L'auteur de la fusillade au Parlement d'Ottawa serait Michael Zehaf-Bibeau, un Canadien de 32 ans considéré par les services de renseignements comme un «voyageur à haut risque».

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Une vidéo diffusée le 23 octobre 2014 montre Michael Sehaf Bibeau avec un fusil près du Parlement canadien à Ottawa.

Une vidéo diffusée le 23 octobre 2014 montre Michael Sehaf Bibeau avec un fusil près du Parlement canadien à Ottawa.

Keystone
Une vidéo diffusée le 23 octobre 2014 montre Michael Sehaf Bibeau avec un fusil près du Parlement canadien à Ottawa.

Une vidéo diffusée le 23 octobre 2014 montre Michael Sehaf Bibeau avec un fusil près du Parlement canadien à Ottawa.

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Une vidéo diffusée le 23 octobre 2014 montre Michael Sehaf Bibeau avec un fusil près du Parlement canadien à Ottawa.

Une vidéo diffusée le 23 octobre 2014 montre Michael Sehaf Bibeau avec un fusil près du Parlement canadien à Ottawa.

Keystone

La police canadienne a ouvert une enquête visant un ressortissant canadien converti à l'islam après la double fusillade qui s'est produite mercredi 22 octobre dans le centre de la capitale fédérale Ottawa. Les autorités soupçonnent Michael Zehaf-Bibeau, 32 ans, d'être l'auteur des coups de feu.

L'homme est considéré par les services de renseignements comme un «voyageur à haut risque». Il s'était fait récemment retirer son passeport, selon plusieurs médias.

Michael Zehaf-Bibeau aurait été condamné à deux ans de prison pour vol et possession d'armes en 2003, selon la chaîne canadienne CTV. Il serait également poursuivi pour possession de stupéfiants, près de Montréal et d'Ottawa.

Une vidéo montre Michael Zehaf-Bibeau montant dans une voiture à l'extérieur du Parlement.

Un journaliste du Globe and Mail a filmé les premières minutes de l'attaque et suivi la police dans les couloirs du Parlement.

«Le Canada ne sera jamais intimidé»

Il s'agit du deuxième militaire canadien tué en trois jours, dans ce que le Premier ministre Stephen Harper, avec beaucoup de gravité dans un message télévisé, a qualifié «d'attaques terroristes».

Il a également assuré que «le Canada ne sera jamais intimidé» par les «organisations terroristes» contre qui les services de sécurité vont «redoubler» d'efforts. M. Harper a promis à ses compatriotes que «ces gestes nous amèneront à augmenter notre détermination et redoubler nos efforts et ceux de nos agences de sécurité nationale».

«Un seul tireur et ce tireur est mort»

Le maire d'Ottawa Jim Watson a confirmé la levée de ce périmètre en assurant que le chef de la police lui avait notifié «qu'il y avait un seul tireur et que ce tireur était mort».

L'homme était dans la mire des services de sécurité. Considéré comme un «voyageur à haut risque» par les services de renseignement, il s'était fait récemment confisquer son passeport, ont expliqué des responsables canadiens au quotidien Globe and Mail.

Le profil de Michael Zehaf-Bibeau rappelle celui de l'homme qui a volontairement tué lundi avec sa voiture un militaire dans la banlieue de Montréal. Ce dernier, Martin Rouleau-Couture, un jeune homme converti à l'islam et proche des thèses du djihad, faisait partie des 90 Canadiens soupçonnés de vouloir fomenter des attentats dans le pays.

Déjà lundi le gouvernement canadien avait parlé d'un acte terroriste, le premier attentat lié à l'extrémisme islamiste de l'histoire du Canada.

Ottawa avait récemment appelé à la plus grande vigilance face à de possibles actes radicaux sur son sol après son ralliement à la coalition emmenée par les Etats-Unis pour combattre le groupe Etat islamique en Irak. Les autorités canadiennes avaient d'ailleurs relevé mardi le niveau d'alerte terroriste à «moyen».

Un soldat tué et trois blessés

Mercredi, c'est un peu avant 10 heures (16 heures en Suisse) que Michael Zehaf-Bibeau a tiré sur l'un des deux militaires postés devant le monument aux morts et touché le caporal Nathan Cirillo, 24 ans. Le soldat a succombé à ses blessures peu après, malgré les massages cardiaques très vite administrés par les secours.

Au moins trois blessés ont été admis à l'Hôpital d'Ottawa pour des blessures mineures.

Le centre-ville bouclé

Très vite le centre d'Ottawa a été totalement bouclé et investi par des centaines de policiers et commandos lourdement armés, soutenus par des véhicules blindés légers. Les bases militaires du pays ont été fermées et les membres des forces armées ont reçu l'ordre de rester confinés, sans uniformes.

Face à cette attaque inédite dans l'histoire canadienne, la défense aérienne américano-canadienne (Norad) a été placée en état d'alerte pour «être à même de répondre rapidement» à tout incident aérien qui pourrait être lié.

La surveillance a été immédiatement accrue dans les bâtiments publics des grandes villes canadiennes, dont Montréal et Toronto, ainsi que dans les réseaux de métro de ces métropoles.

Des échanges de coups de feu

Après avoir tiré sur le soldat au monument aux morts, Michael Zehaf-Bibeau s'est emparé par la force d'une voiture officielle pour gagner plus rapidement l'entrée du Parlement. «Un homme avec les cheveux noirs assez longs, un foulard sur le bas du visage, était armé d'un fusil» en allant vers la porte principale du Parlement, a raconté un témoin.

Un peu après, une forte détonation a été entendue, suivie de tirs nourris des policiers, selon une vidéo d'un journaliste du Globe and Mail.

«Un homme est entré dans le Parlement en courant. Il était poursuivi par des policiers armés de fusils qui criaient à tout le monde de se mettre à couvert», a raconté à l'AFP Marc-André Viau, un cadre d'un parti politique. Les échanges de coups de feu ont duré «quelques minutes», a souligné le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu.

Le «sergent d'armes» a abattu le tireur

Le tireur a finalement été abattu par le chef de la sécurité du Parlement, le «sergent d'armes» Kevin Vickers, 58 ans, ancien officier de la Gendarmerie royale du Canada, que bon nombre d'élus et de responsables canadiens ont ensuite couvert d'éloges.

«Merci mon Dieu au sergent d'armes Kevin Vickers et aux forces de sécurité canadiennes. De vrais héros», a notamment affirmé le ministre de la Justice Peter MacKay sur son compte Twitter.

Au moment de l'attaque, le Premier ministre Stephen Harper était dans l'édifice, assistant à la réunion hebdomadaire des parlementaires du parti conservateur qu'il dirige. «Il a été mis rapidement en sécurité (...) malgré un court moment de panique», a raconté le sénateur Boisvenu, témoin de la scène.

Les chefs d'état étrangers affirment leur soutien à Harper

Le chef du gouvernement canadien a annulé toutes ses obligations comme la remise prévue à Toronto de la citoyenneté d'honneur du Canada à Malala Yousafzai, toute nouvelle lauréate du prix Nobel de la paix.

Le président américain Barack Obama, après son entretien avec Stephen Harper, a condamné les «attaques scandaleuses» dont le Canada a été la cible. «Je suis consterné» par cette attaque, a écrit le Premier ministre britannique David Cameron sur Twitter, tandis que le président français François Hollande exprimait la «totale solidarité de la France» avec les Canadiens.

(AFP)

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