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FOOTBALLOttmar Hitzfeld: «Je tiens les pouces à Niko Kovac»

Très décontracté, le sélectionneur a confié mercredi son «rêve» de quarts de finale. Il a aussi parlé de ses sentiments, de l'Equateur et du match d'ouverture. Extraits.

par
Mathieu Aeschmann
Porto Seguro
Ottmar Hitzfeld n'a pas oublié qu'il avait dirigé Niko Kovac (ci-dessous) au bayern.

Ottmar Hitzfeld n'a pas oublié qu'il avait dirigé Niko Kovac (ci-dessous) au bayern.

Reuters

Sur son équipe probable pour le premier match:

«Chaque entraîneur a dans sa tête un objectif qui va de pair avec une équipe type. Moi aussi. Mais l'expérience m'a prouvé qu'il fallait laisser les choses ouvertes le plus longtemps possibles. Pour étudier toutes les options et pour entretenir l'ambiance et la concentration dans le groupe. (…) Je vais encore collecter certains sentiments et mener des discussions ces prochains jours. Et en fonction de ça, je prendrai mes décisions.»

Au sujet de l'Equateur:

«Il s'agit d'une équipe bien organisée et propre techniquement. Elle peut compter sur des joueurs offensifs de talent: Antonio Valencia, à droite, Montero, à gauche, mais aussi Caicedo, Enner Valencia ou Rojas. Le danger principal, c'est leur transition éclair entre la défense et l'attaque. Il s'agira donc d'être vigilant et de ne pas leur offrir des possibilités de contre. Cela dit, cette équipe n'est pas une pure équipe de contre. Elle sait aussi construire depuis l'arrière et son occupation de l'espace est très intéressante. Même contre l'Angleterre ou les Pays-Bas, le plus souvent, elle n'a pas refusé le jeu. Nous y sommes préparés.»

Dans quel état d'esprit se trouve-t-il?

«Vous savez, je vis le football avec tension et les émotions qui me traversent sont toujours intenses. Donc en réalité, j'ai pour objectif ici de ne pas trop me mettre de pression. Je me prépare à vivre des grandes joies et j'ai envie de ne pas être trop stressé pour pouvoir vraiment les apprécier. Mon but est de profiter de chaque entraînement, de chaque moment.»

Et le match d'ouverture?

«Je n'ai pas encore décidé si je le regarderai avec les joueurs. Je pars du principe que chacun aura envie de voir ce match, de sentir l'atmosphère de cette Coupe du monde. Pour moi, le Brésil est favori. Mais la pression est si forte qu'il pourrait aussi y avoir match nul. La Croatie a aussi une excellente équipe, notamment avec Niko Kovac, que j'ai dirigé au Bayern - je lui tiens naturellement les pouces.»

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