Actualisé 30.08.2017 à 16:21

MystèreOù Gustave Courbet a-t-il planté son chevalet?

Un retraité jurassien est convaincu d'avoir trouvé où le peintre français s'était posté pour peindre le tableau inédit dont a hérité le canton du Jura.

par
Vincent Donzé
Celui qui trouvera où Gustave Courbet a planté son chevalet se verra remettre une bouteille de damassine par l'Office jurassien de la culture.

Celui qui trouvera où Gustave Courbet a planté son chevalet se verra remettre une bouteille de damassine par l'Office jurassien de la culture.

Canton du Jura/Pierre Montaven

C’est une véritable chasse au trésor qui s’est instaurée pour percer le mystère: où donc Gustave Courbet a-t-il planté son chevalet pour peindre le «Paysage du Jura» valant 300 000 francs et dont le canton du Jura a hérité?

La seule récompense, pour l'honneur, c’est une bouteille de damassine offerte par Christine Salvadé, cheffe de l'Office jurassien de la culture.

Sur les réseaux sociaux, les propositions se bousculent. Mais c’est sur le terrain qu’un promeneur solitaire pense avoir résolu l’énigme: «C’est là qu’était Gustave Courbet, j’en suis sûr à 99%», assène Denis Jeanguenat, 78 ans, à l’entrée des gorges du Pichoux, côté Undervelier. Commentaire de Christine Salvadé, qui ne lâche pas sa bouteille si facilement: «On doit vérifier...»

Le retraité de Bassecourt s'est confié au Quotidien Jurassien: c’est en roulant à vélo en direction de Blanches-Fontaines qu'il s’est arrêté devant un vieux pont en pierres pour étudier sa courbure. «La végétation a poussé mais la ressemblance est là», affirme-t-il.

Le rocher de gauche est amputé, mais le retraité tient une explication: «Il a été dynamité pour faire passer la route moderne». Le parapet manquant? «Il est tombé dans la rivière: j'ai retrouvé une pierre taillée», constate Denis Jeanguenat.

Ce qui renforce sa conviction, c’est que le tableau appartenait initialement au directeur de la fonderie Von Roll, une entreprise qui a aménagé un atelier dans les anciennes forges d’Undervelier en 1890 pour fabriquer 100 000 crosses de fusil.

Comme l'a rapporté «Le Matin Dimanche», d'autres observateurs désignent le «ruisseau de la Brême» ou la Birse, «entre Delémont et Soyhières».

La chasse reste ouverte sur Facebook (#cultureju). La toile a été léguée au canton du Jura par Hugo Berhold Saemann, décédé en 2015. Son authentification a demandé une année. Mais selon le courrier échangé hier, la version du promeneur de Bassecourt n'a pas pleinement convaincu Niklaus Manuel Güdel, l'historien d’art qui a supervisé l’expertise.

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