Suisse: des symptômes de vaccination indésirables ont été signalés

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Covid«Oui, il existe des symptômes de vaccination indésirables»

Le président de la Commission pour les vaccinations est revenu sur la stratégie de la Suisse pour gérer le Covid. Si elle est bonne dans l’ensemble, quelques effets indésirables sont à signaler.

Christoph Berger, ici en novembre 2021.

Christoph Berger, ici en novembre 2021.

20min/Simon Glauser

Le président de la Commission pour les vaccinations, Christoph Berger, estime que la Suisse a mené une bonne stratégie contre le Covid. «Nous avons mieux convaincu les groupes à risque de se vacciner que d’autres pays. Nous nous sommes concentrés sur la population âgée, du coup, nous n’avons pas les problèmes que Singapour a eus ou que la Chine a aujourd’hui», souligne-t-il dans une interview accordée aux journaux du groupe Tamedia.

Mais il reconnaît que tout n’est pas rose pour certaines personnes qui se sont fait piquer. «Oui, il existe des symptômes de vaccination indésirables, y compris des symptômes graves. Nous devons prendre ces personnes et leurs souffrances au sérieux, et les aider aussi», dit-il.

Chaque cas est différent

Le hic, c’est que les symptômes diffèrent d’un cas à l’autre, explique Christoph Berger. «Il n’y a pas encore de diagnostic clair de ce syndrome post-vaccination. C’est pourquoi nous ne pouvons pas traiter toutes les personnes concernées de la même manière; chaque cas doit être pris individuellement», souligne-t-il.

L’expert est toutefois convaincu: «Après deux ans, il est clair que le bénéfice de la vaccination l’emporte de loin sur le risque», affirme-t-il. Mais désormais, nous ne sommes plus dans une pandémie menaçante. Du coup, «avec la vaccination Covid, c’est comme la vaccination contre la grippe ou les tiques. Chaque personne doit connaître les risques et décider par elle-même».

Christoph Berger rappelle que le vaccin protège les personnes à risque pendant quelques semaines, voire mois de complications dangereuses. Mais pour les personnes plus jeunes et en bonne santé, il ne fait plus guère de différence. «Il ne protège ni contre les infections, ni de manière fiable contre les maladies bénignes», dit-il.

Pour rappel, le 17 janvier dernier, l’OFSP dénombrait 134 hospitalisations et 12 morts dues au Covid en une semaine. 

(cht)

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