Asie: Ouïghours: sanctions de Pékin contre le Royaume-Uni
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AsieOuïghours: sanctions de Pékin contre le Royaume-Uni

Le gouvernement chinois a annoncé, vendredi, des sanctions contre neuf personnalités britanniques ainsi que quatre entités accusées de «répandre des mensonges» au sujet des droits de l’homme.

Le président chinois Xi Jinping, le 11 mars 2021.

Le président chinois Xi Jinping, le 11 mars 2021.

AFP

Ces sanctions font suite aux sanctions prises simultanément par l’Union européenne et plusieurs pays (Grande-Bretagne, États-Unis, Canada) contre des responsables chinois accusés de mener une répression contre les musulmans ouïghours dans cette région du nord-ouest de la Chine.

Pékin avait déjà annoncé des sanctions similaires en début de semaine contre 10 personnalités de l’UE, dont des membres du Parlement européen, ainsi que quatre entités. Dans les deux cas, les personnalités visées ainsi que leur famille se voient interdire d’entrer sur le sol chinois, y compris à Hong Kong ou Macao, a précisé dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères. Leurs éventuels avoirs en Chine sont gelés et les citoyens chinois se voient interdire d’entrer en relations d’affaires avec eux.

Parmi les entités concernées figurent la Commission des droits de l’homme du Parti conservateur (la formation du Premier ministre Boris Johnson), ainsi que l’ancien chef de ce parti, Iain Duncan Smith, et le député Tom Tugendhat, qui dirige la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes.

Réponse du Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a «condamné» vendredi ces sanctions prises par Pékin, dénonçant une volonté de faire taire ceux qui dénoncent les violations des droits humains. «Nous condamnons les tentatives de la Chine de réduire au silence ceux qui dénoncent les violations des droits de l’homme, dans le pays et à l’étranger», a tweeté le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab.

Après les sanctions prises par le Royaume-Uni aux côtés de l’UE, des Etats-Unis et du Canada, Pékin a sanctionné vendredi, neuf personnalités britanniques, dont des parlementaires de haut rang, ainsi que quatre entités accusées de «répandre des mensonges» au sujet des droits de l’homme au Xinjiang.

«Alors que le Royaume-Uni se joint à la communauté internationale pour sanctionner les violations des droits humains, le gouvernement chinois sanctionne ses critiques», a dénoncé le chef de la diplomatie britannique dans un bref communiqué. «Si Pékin veut réfuter de manière crédible les violations des droits humains au Xinjiang, il devrait autoriser au haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, un accès complet pour vérifier la vérité», a-t-il ajouté.

Parmi les entités visées par Pékin figurent la Commission des droits de l’homme du Parti conservateur (la formation du Premier ministre Boris Johnson), ainsi que l’ancien chef de ce parti, Iain Duncan Smith, et le député Tom Tugendhat, qui dirige la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes. «Il est de notre devoir de dénoncer les violations des droits humains de la part du gouvernement chinois à Hong Kong et le génocide des Ouïghours», a réagi sur Twitter Iain Duncan Smith. «Si cela attire la colère de la Chine sur moi, je porterai cet insigne comme un honneur», a-t-il lancé.

«La Grande-Bretagne prend des sanctions contre des individus qui violent les droits humains de citoyens chinois. La Chine sanctionne des individus qui défendent les droits humains de citoyens chinois. Le contraste est clair», a quant à lui réagi Tom Tugendhat, également sur Twitter.

Egalement sanctionnée par Pékin, la députée conservatrice Nusrat Ghani juge qu’il s’agit là d’un «signal d’alarme pour tous les pays démocratiques». «Je sais que je ne me laisserai pas intimider», ces sanctions «font que je suis encore plus déterminée à parler des Ouïghours», a-t-elle souligné.

(AFP)

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