Actualisé 15.05.2020 à 14:00

Pablo Iglesias: «Le but n’est pas de refaire toute l’équipe»

Football

Alors que le LS reprendra l’entraînement lundi, son directeur sportif évoque le prochain mercato et les incertitudes de nature à freiner les dossiers en cours.

par
Sport-Center
Keystone

Passé dans la galaxie Ineos également, l’OGC Nice n’a manifestement pas trop de soucis financiers à se faire. Au moment où plus d’un club de L1 craint pour son avenir en raison du Covid-19 et des incertitudes liées à la pandémie, le cousin français du LS peut compter sur la générosité de son propriétaire. Quand bien même le géant de la pétrochimie n’est pas du genre à dévoiler le montant de ses investissements dans le sport, RMC croit savoir que Patrick Vieira, l’entraîneur des Aiglons, pourra compter sur une enveloppe de quelques 80 millions d’euros (environ 85 millions de francs) pour effectuer son mercato estival. Par les temps qui courent, ce n’est pas rien…

Et plus près de chez nous, du côté des Plaines-du-Loup, qu’en sera-t-il? Quel sera le budget alloué à Pablo Iglesias? Si aucune enveloppe spécifique ne lui a été transmise, l’intéressé possède déjà quelques assurances. «On a déjà un très bon budget de Challenge League, et on aurait un bon budget de Super League.» Impossible pourtant pour le directeur sportif du LS de se projeter à moyen terme tant les inconnues demeurent nombreuses : le championnat va-t-il effectivement reprendre comme on le subodore, et le club vaudois valider sa promotion sur la pelouse? En cas d’arrêt définitif de la saison - les clubs se prononceront sur la reprise ou non le 29 mai lors d’une assemblée extraordinaire de la Ligue -, la formule «12 + 8», défendue par les dirigeants de la Pontaise et soutenue par les autres clubs latins, sera-t-elle plébiscitée? Le flou demeure d’actualité et Iglesias doit composer avec.

Un scénario de Super League

«Le fait de ne pas savoir dans quelle catégorie l’on évoluera ne facilite pas la donne, concède-t-il. En termes de scouting et de recrutement, on bosse toutefois déjà sur un scénario de Super League. On est toutefois très prudent dans nos discussions. Le coronavirus a mis un coup de frein monumental à ce qui avait été lancé. Selon l’évolution des choses, on n’a aucune garantie de ce qui pourrait se passer dans 15 jours…» Pour Lausanne, la crainte de devoir évoluer à huis clos dans son nouveau stade de la Tuilière modifie aussi considérablement «la définition du modèle économique de la saison prochaine.»

Au moment de dessiner les contours du LS version 2020-2021, quelques certitudes existent néanmoins comme la volonté de continuer à offrir leur chance au plus haut niveau aux joueurs ayant décroché la (probable) ascension. Ce qui revient aussi à profiter de la dynamique qui accompagne habituellement chaque promu. «Le but n’est pas de refaire l’équipe, confirme le directeur sportif. On a montré que l’on était déjà capable de rivaliser avec des formations de Super League.»

Des renforts d'expérience

Des arrivées seront cependant nécessaires, afin d’encadrer au mieux les Turkes, Zeqiri, Loosli et autres Puertas, autant d'éléments à fortes valeurs ajoutées. «L’idée est de trouver au minimum un ou deux joueurs d’expérience, au moins du niveau de la Super League, afin de solidifier l’ensemble…»

Avec Ineos, très engagé au niveau du nouveau stade également, Lausanne sait qu’il peut compter sur un propriétaire réceptif, conscient du chemin qui reste à parcourir. «Tout le monde a envie d’être tout en haut, observe Pablo Iglesias. Que ce soit sportivement ou administrativement, le club va se battre pour retrouver la place qu’il mérite en Super League.»

Les joueurs de Giorgio Contini doivent normalement reprendre les entraînements collectifs le lundi 18 mai.

N.JR

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