Actualisé 03.05.2018 à 12:09

FrancePanique à Nice: tout commence par une cigarette

Une demande qui a dégénéré est à l'origine du mouvement de foule qui a fait neuf blessés, lundi soir. Petite cause, grands effets.

par
LeMatin.ch
1 / 11
Nice, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2018. Après le mouvement de panique provoqué par un ou plusieurs coups de feu dans le centre-ville.

Nice, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2018. Après le mouvement de panique provoqué par un ou plusieurs coups de feu dans le centre-ville.

Valérie Hache, AFP
Nice, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2018. Après le mouvement de panique provoqué par un ou plusieurs coups de feu dans le centre-ville.

Nice, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2018. Après le mouvement de panique provoqué par un ou plusieurs coups de feu dans le centre-ville.

Valérie Hache, AFP
Nice, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2018. Après le mouvement de panique provoqué par un ou plusieurs coups de feu dans le centre-ville.

Nice, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2018. Après le mouvement de panique provoqué par un ou plusieurs coups de feu dans le centre-ville.

Valérie Hache, AFP

L'enquête de la brigade des atteintes aux personnes (BAP) de la sûreté départementale révèle les circonstances qui ont conduit au mouvement de panique dans le centre-ville de Nice, lundi soir. «Petite cause, grands effets.», écrit nice-matin sur son site.

Tout commence par un couple qui se promène avec son garçon de 6 ans à proximité du Monoprix de la place Masséna, lundi vers 21 heures. Sa mère demande une cigarette à cinq hommes originaires d’Europe de l’Est. «Elle se fait renvoyer dans des termes fort peu amènes, avec des éléments à connotation sexuelle particulièrement injurieux», résume Jean-Michel Prêtre, le procureur de la République de Nice.

Pistolet à gaz

La femme rapporte l'incident à son compagnon. Ce dernier demande des explications. Les protagonistes en viennent aux mains. L'homme se fait frapper au sol à coups de pied, et finit par chuter dans l’un des escaliers d’accès au parking souterrain. Alertée par téléphone, sa femme, qui s'était éloignée, revient sur les lieux et sort de son sac un pistolet à gaz et menace les protagonistes. «Elle est désarmée par son compagnon qui tire. En l’air, dit-il», précise le procureur. Après avoir essuyé une nouvelle salve de coups, l’homme poursuit un agresseur avec le pistolet pointé dans sa direction. Le couple est interpellé peu après et se retrouve en garde à vue pour «violences volontaires avec arme en réunion» et «port illicite d’arme prohibé». Il est a été remis en liberté mercredi après-midi sous contrôle judiciaire.

L'homme de 34 ans et sa compagne de 28 ans se retrouveront devant le tribunal correctionnel de Nice à la fin du mois de juin. Le mode de défense était-il disproportionné au regard des violences subies? C’est sur ce critère que devra se prononcer le tribunal, indique Nice-Matin qui précise que le couple n'est pas poursuivi pour trouble à l’ordre public.

Ce qui n'enlève rien au fait que «le ou les coups de feu ont provoqué cette scène de panique incroyable, dans cette foule très dense et familiale», atteste Jean-Michel Prêtre.

L’onde de choc a remonté la zone piétonne d’une ville encore traumatisée par l’attentat du 14 juillet 2016. Neuf blessés légers ont été conduits à l’hôpital.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!