Football: Paolo Tramezzani a remis Raphaël Wicky à sa place
Publié

FootballPaolo Tramezzani a remis Raphaël Wicky à sa place

L'Italien a été ulcéré par une remarque de l'entraîneur du FC Bâle en conférence de presse. Il l'a fait savoir de manière assez virulente.

par
Tim Guillemin
Sion
Paolo Tramezzani, le regard noir.

Paolo Tramezzani, le regard noir.

En général, les conférences de presse d’après-match sont d’aimables moments de politesse. Quel que soit le résultat de la rencontre qui vient de se terminer, les deux entraîneurs se félicitent l’un et l’autre et se souhaitent un bon championnat. Un peu d’hypocrisie, pas mal de langue de bois.

Mais ce dimanche à Tourbillon (1-1 entre Sion et Bâle), une phrase de Raphaël Wicky, qui a parlé en premier, a irrité Paolo Tramezzani. L’entraîneur du FC Bâle s'est exprimé en français, estimant en gros que son équipe avait perdu deux points car elle aurait dû mener 0-3 à la mi-temps. L’Italien, furieux, a répondu dans sa langue natale sur un ton très sec. Son regard a viré au rouge. «Pardon? C'est n'importe quoi. On méritait de perdre 3-0 à la pause? On n’a pas vu le même match. Moi, j’ai vu une équipe de Sion combative, qui a montré de la grinta. Et qui ne méritait surtout pas d’arriver avec trois buts de retard à la mi-temps.» Bam. Wicky, pendant ce temps, a mis les oreilles en bas et fixé le plancher pendant un bon moment.

Déjà chaud pendant le match

Il faut dire que cela avait déjà chauffé entre les deux hommes pendant le match. Wicky, sortant constamment de sa zone technique pour se plaindre de l'arbitrage, a été pris à partie par le banc sédunois, les assistants de Paolo Tramezzani lui demandant à plusieurs reprises de se rasseoir, dans un langage que l'on imagine peu courtois. La poignée de mains entre Tramezzani et Wicky a d'ailleurs été glaciale.

Dix minutes après la conférence de presse, l'Italien n'était toujours pas calmé. «Il a son opinion et il n'en changera pas. Mais il ne faut pas croire qu'il peut tout dire sans que je réagisse. Comment estimer que l'on aurait pu être menés de trois buts à la pause, alors qu'on leur offre le premier but? Nous aussi, on a eu des occasions», a appuyé Paolo Tramezzani, avant de rendre un hommage mérité au public de Tourbillon.

Une très belle performance du public valaisan

«Nos supporters ont été formidables, ils nous ont poussé à aller chercher la victoire. Cela fait un bien fou aux joueurs, vous pouvez me croire. Quand le stade est comme ça, c'est un encouragement formidable, ça motive tout le monde et surtout, ça nous aide. J'ai adoré l'ambiance aujourd'hui», a lâché le Mister, à juste titre.

Aux alentours de la 70e minute, notamment, quand l'arbitrage de M. Bieri est parti dans tous les sens (mais surtout celui du FC Bâle), le Gradin Nord a joué son rôle à merveille, mettant une grosse pression sur l'arbitre et sur le FCB. Certes, ce n'était pas Belgrade, Istanbul ou Buenos Aires, mais c'était déjà très bien. 10'900 spectateurs ont garni les travées de Tourbillon ce dimanche et, vu le spectacle sur le terrain et dans les tribunes, ils devraient avoir du plaisir à revenir.

Sion, au final, n'aura qu'un seul regret: le poteau d'Ilombe Mboyo à la 90e. Parce que si le Belge avait marqué, ce dimanche après-midi aurait été encore plus chaud en Valais.

Votre opinion