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ActivismeParis accorde l'asile à la cheffe de file des Femen

La chef de file des Femen en France, Inna Shevchenko, a obtenu le statut de réfugié auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, a-t-on appris lundi auprès de cette militante ukrainienne.

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Alexandra (à gauche) et Inna Shevchenko durant une conférence de presse à Vienne en 2012.

Alexandra (à gauche) et Inna Shevchenko durant une conférence de presse à Vienne en 2012.

Reuters
Alexandra (à gauche) et Inna Shevchenko durant une conférence de presse à Vienne en 2012.

Alexandra (à gauche) et Inna Shevchenko durant une conférence de presse à Vienne en 2012.

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Alexandra (à gauche) et Inna Shevchenko durant une conférence de presse à Vienne en 2012.

Alexandra (à gauche) et Inna Shevchenko durant une conférence de presse à Vienne en 2012.

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L'office n'a pas été en mesure de confirmer cette information, qui est «confidentielle», a précisé un membre de l'OFPRA.

Inna Shevshenko, belle blonde aux cheveux longs de 23 ans, avait demandé l'asile en février et a «reçu récemment» la réponse positive de l'OFPRA, a-t-elle expliqué. Selon un document à en-tête de l'office que la Femen a communiqué, la décision d'admission au statut de réfugié a été prise le 9 avril dernier.

En application du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, «la qualité de réfugié est reconnue à Shevchenko Inna», qui «est placée sous la protection juridique et administrative de l'office», précise le document.

Cette demande d'asile était «un choix stratégique», a expliqué la chef de file des Femen, car «pour développer le mouvement, nous avons besoin d'un lieu, d'un pays».

Elle a rappelé qu'elle était menacée de poursuites dans son pays pour avoir découpé à la tronçonneuse une croix orthodoxe pour protester contre la condamnation de trois membres du groupe Pussy Riot, qui avaient chanté une «prière punk» contre le président Poutine dans une cathédrale de Moscou. Elle était arrivée en France en août 2012 avec un visa touristique.

Les Femen, un groupe de féministes ukrainiennes désormais installé à Paris et qui a fait des émules dans plusieurs pays du monde, sont connues depuis 2010 pour ses actions «topless» pour dénoncer le sexisme, l'homophobie, la prostitution et la religion. En septembre 2012, elles ont installé à Paris «le premier centre d'entraînement» au «nouveau féminisme».

(ats)

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