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FranceParis debout contre les violences policières

Près de 2300 personnes ont manifesté ce samedi pour dénoncer le viol à la matraque présumé subi par le jeune Théo au cours d'une interpellation.

Quelque 2300 personnes, selon la police, 4000 à 5000 selon les organisateurs, se sont réunies samedi à Paris à l'appel notamment d'associations antiracistes et de syndicats, pour protester contre les violences policières après le viol à la matraque présumé d'un jeune noir, Théo, au cours d'une interpellation.

Quelques incidents se sont produits à l'issue du rassemblement, qui avait été déclaré auprès des autorités par les organisateurs, dont des associations antiracistes, syndicats, organisations lycéennes et étudiantes. Le Syndicat de la Magistrature s'y est également associé. Un groupe de quelques centaines de personnes a «testé les barrages des forces de l'ordre», a indiqué une source policière. Puis, après avoir essuyé des jets de divers projectiles (bâtons de bois, canettes, pavés), les forces de l'ordre ont riposté avec charges et tirs de gaz lacrymogènes en fin d'après-midi. Deux policiers ont été légèrement blessés, selon une source policière.

Plusieurs élus ont pris part au rassemblement. Le candidat de la gauche radicale à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon y a également participé, comme le footballeur champion du monde 1998 Lilian Thuram.

«On n'oublie pas, on pardonne pas !»

Parmi les slogans, on pouvait entendre samedi: «On n'oublie pas, on pardonne pas !», «Police partout, justice nulle part», «C'est l'impunité et l'injustice, alors désarmons la police !». Ce rassemblement parisien était notamment organisé par des associations antiracistes, des syndicats et des organisations lycéennes et étudiantes. Le Syndicat de la Magistrature s'y est également associé.

«L'affaire Théo n'est pas qu'un fait divers, c'est un problème structurel de violences policières que la France doit avoir la maturité de traiter», a déclaré à l'AFP le président de SOS Racisme, Dominique Sopo. Théo, un jeune homme noir de 22 ans, a quitté l'hôpital jeudi, deux semaines après son viol présumé avec une matraque lors d'une interpellation brutale le 2 février à Aulnay-Sous-Bois, près de Paris. Quatre policiers ont été mis en examen (inculpés), dont un pour viol, dans cette affaire qui a pris une tournure politique.

(AFP)

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