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Cyclisme,PREVParis-Nice - Trois "tops" pour la course au soleil (PAPIER D'ANGLE)

Par Jean MONTOIS Nice, 16 mars 2015 (AFP) - A l'approche de Milan-Sanremo, Paris-Nice a rebattu les cartes et mis en valeur des prétendants aux classiques derrière le vainqueur, l'Australien Richie Porte, l'homme fort de la semaine.

État des lieux. Les tops: Michal Kwiatkowski (POL): le titre mondial obtenu l'an passé ne doit rien au hasard si l'on en juge au parcours du jeune Polonais (24 ans), crédité de brillants débuts dans Paris-Nice (2e). Vainqueur du prologue de Maurepas, le champion du monde a résisté en moyenne montagne (Croix-de-Chaubouret) et a fait valoir ses qualités de descendeur dans l'étape de Nice. Son registre de coureur complet, à l'aise sur la quasi-totalité des terrains, s'est confirmé au long de la semaine. Les dernières inconnues ? la récupération sur trois semaines dans le cadre d'un grand tour, surtout par forte chaleur, et l'aptitude à supporter la haute altitude. Alexander Kristoff (NOR): vainqueur du premier sprint en début de semaine, le Norvégien s'est rassuré, si besoin était, avant Milan-Sanremo qu'il abordera dimanche en tenant du titre. Samedi, dans l'étape la plus difficile de l'épreuve, le solide Kristoff a tenu à terminer malgré les conditions météorologiques difficiles. Tout comme l'Australien Michael Matthews, vainqueur d'une étape lui aussi et lauréat du classement par points, et l'Allemand John Degenkolb, en forme moins aiguisée toutefois que l'an passé. Ces efforts soutenus, à huit jours du rendez-vous de la Primavera, pourraient s'avérer payants le jour de la "classicissima". Tony Gallopin (FRA): dans le droit fil de sa saison 2014, le Francilien a acquis un nouveau statut au sein de l'équipe Lotto, une formation qui lui fait confiance, et du peloton. Au-delà de sa contre-performance dans le "chrono" du col d'Eze, il figure désormais parmi les candidats aux premières places, dans les courses d'une semaine et surtout les classiques. "Je pense à Milan-Sanremo, une course que j'adore, et aux ardennaises", a-t-il dit au soir de sa déception d'Eze. Liège-Bastogne-Liège semble la plus favorable à l'avenir pour ses qualités de punch, de force et de résistance. Mais aussi la plupart des circuits qui accueillent les Mondiaux et les JO. Le flop: Bradley Wiggins (GBR): le Britannique a utilisé Paris-Nice comme un galop d'entraînement en vue de Paris-Roubaix. Il a terminé sa carrière internationale dans les courses par étapes par un abandon sans gloire au matin de la dernière étape. Le vainqueur du Tour de France 2012, anobli après son titre olympique du contre-la-montre, s'est dispensé du "chrono" du col d'Eze. Trois ans plus tôt, il rappelait l'importance de la "course au soleil" qu'il venait d'inscrire à son palmarès: "C'est énorme ! Je pense au palmarès, à Simpson qui était mon idole du vélo. (...) Je me souviens de l'époque de Kelly, d'Indurain, ça ajoute encore au prestige." jm/we

(AFP)

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