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Attentats de ParisParis pourrait prolonger (encore) l'état d'urgence

Invité sur une chaîne publique, le ministère de l'Intérieur n'a pas exclu de prolonger l'état d'urgence au delà des trois mois.

Le ministre français de l'Intérieur saluait les forces spéciale, le 18 novembre 2015. (Image fournie par le ministère de l'Intérieur)

Le ministre français de l'Intérieur saluait les forces spéciale, le 18 novembre 2015. (Image fournie par le ministère de l'Intérieur)

Keystone

Le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve n'a pas exclu jeudi soir une prolongation de l'état d'urgence en France au-delà de trois mois si les menaces terroristes le requièrent. L'état d'urgence a été déclaré dans tout le pays le 14 novembre, au lendemain des attentats de Paris ayant fait 130 morts et quelque 350 blessés.

«Si dans trois mois les informations dont nous disposons sont telles qu'aujourd'hui, nous réunirons le Parlement comme nous l'avons fait pour prolonger l'état d'urgence», a-t-il dit lors de l'émission «Des paroles et des actes» sur France 2.

Budget 2016 adapté

«Ces mesures sont nécessaires, il sera peut-être nécessaire de les proroger, mais elles doivent être mises en oeuvre dans le respect scrupuleux d'un certain nombre de principes et dans le respect des droits de ceux auxquels ces mesures s'appliquent», a assuré le ministre. Il a rappelé qu'il existe un contrôle juridictionnel en la matière.

Reflet de ces préoccupations concernant la sécurité, le Sénat français a adopté jeudi à l'unanimité la hausse des moyens de la justice dans le projet de budget 2016 demandée par le gouvernement à la suite des attentats du 13 novembre. Le ministère bénéficiera de 2500 créations d'emplois supplémentaires, sur 2016 et 2017, selon la Garde des sceaux Christiane Taubira.

La commission des Finances du Sénat avait auparavant adopté à l'unanimité l'amendement du gouvernement destiné à compléter dans le projet de budget 2016 la mission sécurité, toujours en réaction aux attentats. Cet amendement prévoit la création de 3150 emplois qui s'accompagnent d'un renforcement des moyens d'équipement, d'investissement et de fonctionnement.

Accusations démenties

Le ministre français de l'Intérieur a par ailleurs démenti jeudi soir une information de presse selon laquelle la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a intercepté le jeudi 12 novembre, veille des attentats à Paris, une conversation téléphonique de Hasna Aït Boulahcen avec un contact en Syrie.

La jeune femme - morte dans l'assaut donné par les forces de sécurité à Saint-Denis le 18 novembre - y déclare qu'elle souhaite commettre un attentat en France, selon «Le Petit Journal» de Canal .

«Cette information n'est pas vraie. C'est faux», a dit Bernard Cazeneuve. «Les communications qui ont été interceptées par les services l'ont été dans le cadre d'une procédure judiciaire sous l'autorité du procureur de la République et après les attentats.»

«La seule information dont nous avons disposé concernant le mouvement de ces terroristes nous est parvenue au lendemain des attentats, de la part d'un service étranger hors Union européenne», a-t-il ajouté. Elle indiquait que «ces terroristes étaient passés par la Grèce il y a de cela quelques semaines».

(ats)

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