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EpidémieParis restreint les dons du sang des voyageurs

En raison du virus Zika, la France a décidé d'instaurer à son tour de nouvelles mesures sanitaires.

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Le virus du Zika, qui peut avoir des effets dévastateurs sur le développement des tissus cérébraux du foetus, pourrait devenir une arme contre le glioblastome, un cancer agressif du cerveau, révèle une étude. (Mardi 5 septembre 2017)

Le virus du Zika, qui peut avoir des effets dévastateurs sur le développement des tissus cérébraux du foetus, pourrait devenir une arme contre le glioblastome, un cancer agressif du cerveau, révèle une étude. (Mardi 5 septembre 2017)

Keystone
Des millions de moustiques porteurs d'une bactérie réduisant leur capacité à transmettre des virus ont été lâchés à Rio dans l'espoir qu'ils se reproduisent. (Mardi 29 août 2017)

Des millions de moustiques porteurs d'une bactérie réduisant leur capacité à transmettre des virus ont été lâchés à Rio dans l'espoir qu'ils se reproduisent. (Mardi 29 août 2017)

AFP
Les malformations congénitales liées au Zika sont vingt fois plus fréquentes par rapport à la période antérieure à l'épidémie, selon une étude des autorités américaines. (Jeudi 2 mars 2017)

Les malformations congénitales liées au Zika sont vingt fois plus fréquentes par rapport à la période antérieure à l'épidémie, selon une étude des autorités américaines. (Jeudi 2 mars 2017)

Keystone

Alors que l'Amérique latine est mobilisée contre le moustique du Zika, Paris a décidé que les voyageurs français revenant d'une zone touchée par le virus devront attendre 28 jours après leur retour en France métropolitaine pour donner leur sang. C'est ce qu'a annoncé dimanche la ministre de la Santé, emboîtant le pas au Canada et au Royaume-Uni.

«Nous faisons en sorte de vérifier que les dons de sang ne sont pas contaminés par le virus Zika. Ce qui veut dire que quelqu'un qui revient d'une zone où le moustique est présent ne peut pas donner son sang avant 28 jours et que sur place, dans les départements français d'Amérique, tous les dons du sang sont testés», a déclaré Marisol Touraine à la radio Europe 1.

Mercredi, les autorités canadiennes avaient annoncé une suspension des dons du sang pendant 21 jours pour les voyageurs revenant des zones les plus à risques. Londres a pris une décision similaire pour une période de 28 jours. Jeudi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait jugé «approprié» de reporter les dons de sang des voyageurs revenant de pays où sévit le virus Zika.

Mme Touraine a toutefois appelé à ne pas créer «d'affolement», «d'anxiété inutile». «Il n'y a pas aujourd'hui de Zika sur le territoire métropolitain» français, a-t-elle dit, même si le virus «a atteint la Guyane, la Martinique et maintenant la Guadeloupe», des territoires français d'Amérique.

Mobilisation en Amérique du Sud

En Amérique latine, l'épidémie a provoqué samedi de vastes mobilisations pour lutter contre le moustique vecteur de la maladie, notamment au Honduras et au Brésil, pays le plus touché et actuellement en plein carnaval de Rio.

Une journée nationale pour tenter d'éradiquer le moustique Aedes Aegypti, qui transmet aussi la dengue et le chikungunya, était prévue au Honduras. Des milliers de personnes ont arpenté samedi les villes et villages du pays. Le virus Zika a contaminé plus de 4400 personnes. L'état d'urgence national a été décrété.

Au Brésil, militaires et agents sanitaires vont depuis des jours de maison en maison pour distribuer des tracts et conseiller les gens. Le géant sud-américain attendait un million de touristes à Rio pour son célèbre carnaval. Plus de 22'600 cas de Zika, dont 2824 femmes enceintes, ont en outre été confirmés en Colombie, deuxième pays le plus touché par ce virus, après le Brésil, selon le dernier bilan officiel publié samedi.

Avec 26 pays et territoires contaminés sur le continent américain, la région est la plus affectée par l'épidémie. Celle-ci se manifeste par des symptômes grippaux bénins, pouvant même passer inaperçus, mais dont les complications pourraient être graves voire mortelles. Devant l'explosion de cas de microcéphalie en Amérique du Sud, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété une «urgence de santé publique de portée internationale».

(ats)

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