06.04.2013 à 17:10

CyclismeParis-Roubaix - Taylor Phinney: une passion et un gabarit (TROIS QUESTIONS)

Enfant de la balle, avec deux parents médaillés olympiques, le jeune Taylor Phinney (BMC) s'est pris d'amour pour Paris-Roubaix, où il vise dimanche une place de choix à l'arrivée, rêvant d'être le premier Américain à remporter la plus anachronique des classiques cyclistes.

Le double champion du monde de poursuite (2009/2010) a déjà gagné à deux reprises à Roubaix chez les espoirs (2009 et 2010). Q: Peut-on battre Cancellara? R: "C'est une course imprévisible avec un grand favori, Fabian Cancellara, mais notre équipe est très forte, motivée. S'il (Cancellara) est seul et que nous avons la puissance et le nombre, avec un leader comme Thor (Husvhod), qui se sent très bien, on peut réussir. Si Thor nous dit, à moi, Miki (Schär), Quinziato allez devant et repoussez-le à l'arrière , ça peut marcher. On a des solutions de rechange également." Q: Vous considérez-vous comme un favori ou plutôt un outsider? Q: "Si Thor est bien, c'est lui le leader. Dans le cas contraire, je jouerai ma chance. Objectivement, je vise le top dix et le podium reste un rêve. Il arrive parfois que vous avez un objectif élevé et vous restez au pied du podium, comme cela m'est arrivé deux fois aux Jeux de Londres. Les circonstances auront aussi leur importance." Q: D'où vient cet amour pour l'Enfer du Nord? R: "J'ai aimé cette course depuis le début pour sa dramaturgie. Quand on la regarde à la télévision, on peut rester trois heures debout, comme fasciné. Morphologiquement, je pense être mieux adapté que les petits gabarits aux pavés. D'ailleurs, Boonen, Cancellara sont grands, costauds. Et puis l'épreuve a été popularisée aux Etats-Unis par George Hincapie (2e en 2005, deux fois 4e, sept fois dans les dix premiers, ndr)". Propos recueillis par Astolfo CAGNACCI asc/jm/bvo

(AFP)

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