11.03.2013 à 15:18

Opérations militairesParis se donne trois semaines pour rétablir l'ordre au Mali

Tout en n'excluant pas d'autres combats violents dans la région, le ministre français de la Défense estime qu'il faudra environ trois semaines pour rétablir «la sécurité globale» dans le nord-est du Mali.

Les opérations pour rétablir «la sécurité globale» dans le nord-est du Mali devraient se poursuivre pendant environ «trois semaines», selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Les opérations pour rétablir «la sécurité globale» dans le nord-est du Mali devraient se poursuivre pendant environ «trois semaines», selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, estime que les opérations pour rétablir «la sécurité globale» dans le nord-est du Mali devraient se poursuivre pendant environ «trois semaines». Il n'exclut pas d'autres combats violents dans cette zone où les soldats français traquent les jihadistes.

«Comme nous le pensions», les massifs des Ifoghas et Timetrine étaient bien «le sanctuaire majeur» d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), «qui nous oppose une résistance très violente», déclare-t-il dans une interview au quotidien «Le Monde» daté de mardi.

«Nous poursuivons la libération de ce territoire mètre par mètre. Il y aura sûrement d'autres combats violents», poursuit le ministre selon qui, «d'ici trois semaines, si tout se passe comme prévu, ce territoire sera complètement visité».

Abattre «l'ensemble de la structure»

Le ministre, qui s'est rendu en fin de semaine auprès des troupes françaises au Mali, estime à son tour «probable» la mort du chef d'AQMI Abou Zeid, «même s'il faut encore la confirmer». «AQMI est un tout. C'est l'ensemble de la structure qu'il faut mettre à bas et non pas tel ou tel leader», souligne-t-il.

Interrogé sur la situation dans la région de Gao, plus au sud, où les accrochages se poursuivent entre les forces françaises et maliennes d'une part et les islamistes du MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest), le ministre souligne que la zone est historiquement le «théâtre de tensions entre diverses communautés» maliennes.

«C'est depuis longtemps une zone de trafic d'armes et de drogue», souligne-t-il également. Selon lui, il n'est pas certain pour autant «que les opérations durent plus longtemps que dans les Ifoghas».

Solution politique

«La fin de notre mission doit coïncider avec la solution politique au Mali», affirme par ailleurs le ministre ajoutant qu'elle passe par «deux éléments incontournables»: l'organisation en juillet de l'élection présidentielle et «l'organisation de la commission de dialogue et de réconciliation selon la feuille de route». Celle-ci, dit-il, doit fonctionner «le plus vite possible».

Interrogé sur les difficultés de mise en place de la Misma, la force des pays de l'Afrique de l'Ouest qui doit prendre le relais des forces françaises au côté de l'armée malienne, Jean-Yves Le Drian se déclare «plus optimiste après avoir vu ses responsables» lors de sa visite au Mali jeudi et vendredi. «J'ai vu la volonté d'agir vite pour que les forces commencent à aller vers le nord. A la fin mars, ce sera engagé», prédit-il.

Il est, selon lui, essentiel que la résolution du Conseil de sécurité qui doit transformer la Misma en une mission de «stabilisation» de l'ONU «intervienne le plus rapidement possible». «J'ai bon espoir que cela aboutisse début avril», poursuit-il.

Dans ce contexte, le président français François Hollande a remercié lundi son homologue burundais, Pierre Nkurunziza, dont le pays s'est déclaré disposé à participer à la Misma.

(ats)

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