Vaccination: Parmelin a convaincu ses neveux, pourquoi pas vous?

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CoronavirusParmelin a convaincu ses neveux, pourquoi pas vous?

Le président de la Confédération lance la semaine de la vaccination en évoquant sa propre famille. Les autres Sages y vont aussi de leur message.

par
Michel Pralong
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Ce 8 novembre commence la semaine nationale de la vaccination en Suisse. Et c’est le président de la Confédération en personne qui l’a lancée ce matin en diffusant un bref message sur les réseaux sociaux. On y voit et entend Guy Parmelin s’adresser en premier lieu aux jeunes, plus réticents face à la piqûre.

Et comme lors de la dernière conférence de presse du Conseil fédéral, le 3 novembre dernier, le Vaudois évoque sa propre famille en exemple. Il avait expliqué mercredi que ses neveux (ce lundi il rajoute ses nièces) étaient réticents face à la vaccination et qu’il avait réussi à les convaincre d’y aller. Il avait précisé qu’ils avaient fini par se faire vacciner par solidarité, mais aussi par égoïsme pour pouvoir voyager et également parce que leur grand-père avait été malade du Covid.

Guy Parmelin reprend donc cet argument, le conseiller fédéral ayant rappelé mercredi qu’il croyait encore utile de faire un effort de conviction supplémentaire envers ceux qui refusent toujours le vaccin, persuadé qu’il reste encore des indécis. Mais puisqu’il évoque sa famille, c’est sa propre famille politique qu’il devrait essayer de convaincre puisque tous les partis se sont engagés dans cette semaine de la vaccination, comme on le voit ci-dessous, sauf l’UDC. Qui est, rappelons-le, le parti dont les électeurs sont ceux qui sont le moins vaccinés.

L’autre UDC du gouvernement, Ueli Maurer, s’est, comme tous les autres conseillers fédéraux, fendu d’un message ce matin. Qu’il débute d’ailleurs en prenant soin de ne pas fâcher dans ses rangs: «Si vous n’êtes pas encore vacciné, c’est sans doute pour de bonnes raisons personnelles et je les respecte, cela va de soi…». Mais cela va encore mieux en le disant et il suggère la vaccination plus qu’il ne le conseille: «Mais peut-être pouvez-vous reconsidérer votre décision…».

Numérotés de 1 à 7, les messages ont débuté ce matin par celui du ministre de la Santé. Alain Berset parle encore de vitesse. Après son «aussi vite que possible mais aussi lentement que nécessaire», il explique cette fois que c’est le «sprint final» dans la lutte contre la pandémie. Et, Département de la santé oblige, il rappelle que le vaccin est sûr.

Viola Amherd, en bonne ministre des Sports, les évoque. «Grâce la vaccination, nous pouvons nous réunir pour faire du sport ou encourager nos athlètes en direct…». Et de se réjouir d’une saison de ski qui s’annonce «plus simple».

Quant à la cheffe du département de justice et police, elle nous parle… des entreprises. Karin Keller-Sutter semble en effet s’exprimer surtout en tant que libérale-radicale plus que par rapport à son département, en rappelant que l’année et demie a été dure pour tout le monde «mais particulièrement pour les entreprises».

Simonetta Sommaruga n’appelle pas directement à la vaccination mais «encourage à se renseigner» sur elle. La cheffe du département des transports, de l’énergie et de la communication pousse donc à communiquer, que ce soit avec son «médecin de famille ou une connaissance déjà vaccinée».

On finit en italien avec Ignazio Cassis. Le Tessinois rappelle d’ailleurs que c’est dans son canton que l’épidémie a d’abord touché la Suisse, faisant malades et morts. Et le ministre des Affaires étrangères constate qu’il y a encore aujourd’hui trop d’hospitalisations et de décès: «Faites-vous vacciner, pour vous protéger, vous et vos proches».

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