Berne - Parmelin: «On ne doit pas jeter le bébé avec l’eau du bain!»
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BerneParmelin: «On ne doit pas jeter le bébé avec l’eau du bain!»

Le président Guy Parmelin et son collègue Alain Berset ont mis en garde lundi contre les conséquences d’un refus de la loi Covid-19 soumise au peuple le 13 juin prochain.

par
Eric Felley
Pour le président Guy Parmelin, la politique suivie par le Conseil fédéral a permis de sauver des centaines de milliers d’emplois et de soutenir l’économie.

Pour le président Guy Parmelin, la politique suivie par le Conseil fédéral a permis de sauver des centaines de milliers d’emplois et de soutenir l’économie.

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«100 000 entreprises bénéficient de l’aide financière de la Confédération», a rappelé lundi le président de la Confédération, Guy Parmelin, au moment d’évoquer la votation du 13 juin et le référendum lancé contre la loi Covid-19. Celle-ci a été votée en septembre 2020 par le Parlement et a permis d’ancrer dans la loi les aides d’urgence octroyées depuis le printemps 2020, et jusqu’en septembre 2021. Un référendum a été lancé par un comité intitulé «Les amis de la Constitution», particulièrement actif en Suisse alémanique. S’il gagne, la loi sera caduque en septembre prochain.

Pour Guy Parmelin, il faut se garder «de jeter le bébé avec l’eau du bain». En cas de refus par le peuple, cela créerait un «vide juridique», a-t-il insisté, car cette loi est «la pièce maîtresse de l’effort consenti par notre communauté». La loi Covid-19 donne les bases légales pour financer les RHT ou les aides destinées aux restaurants, aux hôtels, au secteur de l’événementiel ou aux agences de voyages, ainsi que les mesures prises pour la culture, le sport et les médias. Au total, ces aides sont prévues pour un montant global 35 milliards de francs à la charge de la Confédération.

Pas un vote de confiance pour ou contre le Conseil fédéral

Cette loi ne contient pas seulement les aides économiques, comme l’a précisé Alain Berset: «On y trouve aussi la base légale pour financer les tests gratuits et la création d’un certificat de vaccination, un des éléments essentiels du combat contre l’épidémie et du retour à la normale que nous souhaitons tous». Par contre, la loi Covid-19 ne concerne pas les restrictions imposées par la Confédération (fermeture des établissements publics, limitation des rencontres, etc.), qui relèvent de la loi sur les épidémies, qui est la base légale pour préserver la santé de la population.

À la question de savoir si l’enjeu de cette votation serait un «vote de confiance» pour ou contre la politique Conseil fédéral dans cette pandémie, Guy Parmelin se montre prudent: «De mon expérience, à la fin, le citoyen regarde les textes. Il essaie de s’informer sur les faits, quelle va être la conséquence de son vote, il n’en ira pas différemment cette fois-ci». Pour Alain Berset: «C’est un vote, qui n’est pas sans conséquences. Il est important pour les millions d’emplois qui ont été sauvés et pour les branches qui ont besoin de soutien. Ce vote n’est pas un sondage sur la politique du Conseil fédéral, il a des conséquences très concrètes sur les gens».

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