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BerneParmelin s’est laissé convaincre par Berset

L’UDC et le PLR, qui ont la majorité au Conseil fédéral, étaient opposés à un durcissement des mesures. Mais le Conseil fédéral a finalement suivi Alain Berset. Sauf Ueli Maurer.

par
Eric Felley
Le Conseil fédéral a pris la décision de durcir les mesures jusqu’à fin février. Seul Ueli Maurer s’y est opposé formellement.

Le Conseil fédéral a pris la décision de durcir les mesures jusqu’à fin février. Seul Ueli Maurer s’y est opposé formellement.

Depuis l’annonce du mercredi 6 janvier et la mise en consultation d’un durcissement des mesures jusqu’à fin février, l’UDC et le PLR ont fait savoir qu’ils y étaient opposés, notamment en commission au Parlement. Après l’annonce des mesures hier, l’UDC a réagi violemment en accusant Alain Berset «d’avoir perdu complètement le contact avec la réalité» et de demander que le Parlement se réunisse «en session extraordinaire» pour faire annuler ces décisions.

Le PLR a aussi réagi en exigeant une vaccination plus rapide, accusant également le chef du Département fédéral de l’intérieur: «Depuis plusieurs mois, le département d’Alain Berset accumule les ratés, ne communique pas de façon transparente et porte ainsi atteinte à la confiance envers les institutions».

Alors que l’UDC et le PLR ont la majorité avec quatre sièges au Conseil fédéral, les pronostics avant les annonces d’hier étaient qu’il y aurait un simple prolongement des mesures, mais pas un durcissement… Que s’est-il passé alors?

D’après les indiscrétions du Palais fédéral, relayées par la presse alémanique mercredi soir, Alain Berset aurait convaincu ses collègues d’agir maintenant pour éviter une nouvelle vague avec les variants du virus plus contagieux, qui se sont répandus au Royaume-Uni et en Irlande en quelques semaines. Le chef du Département de l’intérieur a d’ailleurs beaucoup insisté sur cette menace en conférence de presse, estimant qu’il était temps de réagir pour éviter une troisième vague en février, qu’on avait même un peu d’avance sur le virus…

Pour le président Guy Parmelin, l’argument de la protection de la population a semble-t-il pris le dessus sur les considérations économiques défendues par son parti. «Il a agi comme celui qui doit protéger son peuple en tant que nouveau président fédéral», écrit «Blick». Au final, seul Ueli Maurer s’est opposé à la prolongation et au durcissement des mesures à cause de leurs coûts. Lui fait figure de père économe, qui veut protéger sa bourse.

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