Syrie: Pas d'accord entre Moscou et Washington
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SyriePas d'accord entre Moscou et Washington

John Kerry et Sergueï Lavrov affirment toutefois avoir «clarifié une voie» vers la cessation des combats.

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Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

AFP
Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

AFP
Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov n'ont pas trouvé vendredi à Genève un accord sur un cessez-le-feu à Alep ou sur une coopération militaire contre l'EI en Syrie. Ils sont toutefois «parvenus à clarifier» une voie, selon John Kerry.

Le chef de la diplomatie russe a affirmé que «des accords substantiels ont été réalisés», mais que «certains éléments devaient être finalisés». John Kerry a de son côté précisé que les deux pays n'étaient pas prêts pour une annonce définitive. Il a ajouté que des experts des deux pays allaient continuer de travailler à Genève dans les jours à venir pour régler les points non résolus.

Pour le secrétaire d'Etat américain, qui a parlé d'un entretien «constructif et productif», Moscou et Washington sont très proches d'un accord de coopération, mais n'entendent pas «se précipiter» tant que tous les détails n'auront pas été réglés.

Persistance de désaccords

«Nous ne voulons pas parvenir à un accord juste pour avoir un accord», a déclaré John Kerry pendant une conférence de presse au côté de Sergueï Lavrov.

«Nous voulons quelque chose qui soit efficace pour le peuple syrien, qui rende la région plus stable et plus sûre et qui nous ramène à la table de négociations ici à Genève pour trouver une solution politique», a-t-il ajouté.

Sergueï Lavrov a évoqué de son côté la persistance de points de désaccords «mineurs» entre la Russie et les Etats-Unis.

Ennemi commun

Plusieurs sessions de discussions intersyriennes, destinées à mettre fin à ce conflit qui a fait plus de 290'000 morts depuis cinq ans, ont eu lieu à Genève depuis le début de l'année. Elles n'ont abouti à aucun résultat probant.

Moscou et Washington ont le groupe Etat islamique (EI) comme ennemi commun. Mais la Russie soutient politiquement et militairement le régime de Damas, tandis que les Etats-Unis appuient l'opposition syrienne qui réclame le départ du président Bachar el-Assad.

(AFP)

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