25.01.2019 à 02:39

BrexitPas d'accord UE-Londres sans «backstop»

Le Parlement européen n'envisage aucun accord de Brexit sans «filet de sécurité» pour empêcher une frontière physique en Irlande du Nord.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

Le Parlement européen ne ratifiera pas le traité de retrait de l'UE du Royaume-Uni s'il ne contient pas de «filet de sécurité», a prévenu jeudi le groupe de pilotage des eurodéputés sur le Brexit. Cette mesure vise à empêcher le retour d'une frontière physique en Irlande.

Cette disposition, appellée «backstop» en anglais, suscite une large opposition au sein du Parlement britannique, qui a refusé de manière cinglante de ratifier l'accord de divorce négocié entre Londres et Bruxelles.

Les partisans d'un divorce net avec l'UE voient cette mesure comme un «piège», qui arrimerait leur pays indéfiniment à l'UE malgré le Brexit. La première ministre britannique Theresa May a assuré qu'elle chercherait à obtenir de nouvelles garanties auprès de l'UE pour les rassurer.

«L'accord de retrait est équitable et ne peut être renégocié», a toutefois insisté jeudi le groupe de pilotage du Brexit au sein du Parlement européen, faisant écho à la position maintes fois répétée des 27.

A défaut d'une autre solution

«Cela s'applique en particulier au filet de sécurité, car c'est la garantie qu'il n'y aura en aucun cas un durcissement de la frontière sur l'île d'Irlande, tout en préservant l'intégrité du marché unique», a-t-il ajouté, dans un communiqué.

«Sans une telle assurance à toute épreuve, le Parlement européen ne donnera pas son accord à l'accord de retrait», a ainsi prévenu le groupe de pilotage, à deux mois environ de la date du Brexit, programmé le 29 mars.

Le «filet de sécurité» pour la frontière irlandaise n'entrerait en vigueur qu'à défaut d'autre solution à l'issue d'une période de transition post-Brexit.

Pour écarter la perspective du retour d'une frontière entre la République d'Irlande et la province britannique voisine d'Irlande du Nord, il prévoit que le Royaume-Uni demeure dans un «territoire douanier unique» avec l'UE.

En outre, le «backstop» donnerait à l'Irlande du Nord un statut particulier, en le maintenant quasiment dans le marché unique. Une situation inacceptable pour la formation unioniste nord-irlandaise DUP, alliée indispensable de Mme May au Parlement.

(ats)

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