Covid: Pas d'aide de la Confédération pour les crèches publiques
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CovidPas d'aide de la Confédération pour les crèches publiques

Répondant à la fronde des élus romands, Alain Berset n'a rien changé. Les indemnités sont destinées aux crèches privées en difficulté et non aux structures publiques.

par
lematin.ch
Les récriminations du conseiller national Mathias Reynard (PS/VS) n'auront pas fait fléchir le Conseil fédéral sur l'aide aux crèches. Les 65 millions prévus iront aux structures privées en très grande majorité en Suisse alémanique. Il aurait fallu 20 millions de plus.

Les récriminations du conseiller national Mathias Reynard (PS/VS) n'auront pas fait fléchir le Conseil fédéral sur l'aide aux crèches. Les 65 millions prévus iront aux structures privées en très grande majorité en Suisse alémanique. Il aurait fallu 20 millions de plus.

Alessandro della Valle, Keystone

Huit élus romands, représentant tous les partis sous la Coupole fédérale, ont interpellé lundi Alain Berset pour que le Conseil fédéral change les principes d'octroi des aides aux crèches et garderies. Selon l'ordonnance fédérale, 65 millions de francs sont destinés à aider les structures d'accueil de la petite enfance touchées par l'épidémie et ne peuvent être octroyés qu'à des structures privées. Or en Suisse romande, la grande majorité d'entre elles sont publiques, alors que c'est l'inverse en Suisse alémanique.

Revoir la copie

Fabien Fivaz (Verts/NE), Mathias Reynard (PS/VS), Baptiste Hurni (PS/NE), Isabelle Chevalley (VL/VD), Damien Cottier (PLR/NE), Simone de Montmollin (PLR/GE), Jean-Luc Addor (UDC/VS) et Marie-France Roth Pasquier (PDC/FR) demandaient au Conseil fédéral de revoir sa copie. Et bien, ce fut la douche froide.

Cantons et communes assument les pertes

«L'accueil extrafamilial des enfants est en premier lieu de la compétence des cantons et des communes, a justifié Alain Berset. Il leur appartient ainsi d'assumer leur responsabilité dans une situation de crise et de couvrir les pertes engendrées. Le soutien de la Confédération est une aide d'urgence pour les institutions privées, dont l'existence est menacée par la perte de revenus. Les coûts à cette fin sont estimés à 65 millions de francs.»

Pas de RHT non plus

S'îl fallait étendre l'aide au structures publiques, il faudrait environ 20 millions de francs supplémentaires, «pour lesquels, la Confédération ne dispose pas de crédits». Il a ajouté que cette différence entre institutions publiques et privées s'appliquait aussi aux indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail (RHT): «Les pouvoirs publics n'ayant pas à compenser les pertes financières d'autres organismes publics».

E.F.

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