États-Unis: Pas de masque, pas d’avion pour un enfant autiste
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États-UnisPas de masque, pas d’avion pour un enfant autiste

Malgré une exemption médicale un garçon de 4 ans a été interdit de vol par une compagnie aérienne.

par
R.M.
La compagnie Spirit Airlines affirme ne pas être en tort mais va tout de même changer ses règles.

La compagnie Spirit Airlines affirme ne pas être en tort mais va tout de même changer ses règles.

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Callie Kimball, son mari et leur fils Carter, 4 ans, devaient s’envoler lundi de Las Vegas pour l’Arkansas. Mais alors qu’ils avaient embarqués et étaient dans l’avion le personnel a souligné que l’enfant devait porter un masque. Le couple Kimball a alors expliqué que leur enfant était atteint d’autisme et a présenté une exemption médicale pour le port du masque en bonne et due forme.

«Non non non. Lautisme nest pas un handicap. Il doit porter un masque», aurait rétorqué le personnel selon le témoignage de Callie Kimball. Ils ont dû quitter l’appareil. L’Américaine a précisé que son fils aimait les avions et était désemparé après avoir été refoulé, relate la BBC.

«Il est dispensé de porter des masques parce que chaque fois quil essaye il retient son souffle ou il commence à paniquer et il peut se faire du mal», a-t-elle expliqué. La famille a tout de même finalement pu rejoindre l’Arkansas avec un avion d’une autre compagnie.

Changement de politique

De son côté Spirit Airlines, la compagnie incriminée, a déclaré aux médias américains que tous leurs passagers, à lexception de ceux âgés de moins de 2 ans, devaient porter un masque. Pourtant les directives américaines indiquent que les passagers au bénéfice d’une exemption médicale ne devraient pas être tenus de porter un masque.

«Notre politique actuelle ne prévoit pas dexemptions médicales, quel que soit le diagnostic. Les membres de notre équipe lont expliqué à une famille, mais nont jamais remis en question le statut médical de qui que ce soit», s’est défendu Spirit Airlines. Qui annonce cependant que les règles seront modifiées dès le 22 mars, avec le respect des exemptions médicales…

Pas sûr que ça suffise à contenter la maman du petit Carter, qui a estimé que son fils navait jamais subi auparavant «ce type de discrimination».

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