Actualisé 20.09.2014 à 16:13

Air Algérie«Pas de piste privilégiée» pour expliquer le crash au Mali

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses français n'est pas en mesure d'expliquer les causes de l'accident d'avion survenu au Mali en juillet dernier.

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Le MacDonnell Douglas d'Air Algérie s'est écrasé le 24 juillet 2014 au nord du Mali causant la mort de 116 personnes. Selon des experts, des lacunes de formation des pilotes serait la cause du crash. (Mardi 24 janvier 2017)

Le MacDonnell Douglas d'Air Algérie s'est écrasé le 24 juillet 2014 au nord du Mali causant la mort de 116 personnes. Selon des experts, des lacunes de formation des pilotes serait la cause du crash. (Mardi 24 janvier 2017)

AFP
Le BEA informe qu'un problème de givrage des capteurs a causé le crash de l'avion. (Samedi 4 avril 2015)

Le BEA informe qu'un problème de givrage des capteurs a causé le crash de l'avion. (Samedi 4 avril 2015)

Les enquêteurs ont présenté leur premier rapport sur le crash de l'avion d'Air Algérie. Ici Rémi Jouty, le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français (7 août 2014)

Les enquêteurs ont présenté leur premier rapport sur le crash de l'avion d'Air Algérie. Ici Rémi Jouty, le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français (7 août 2014)

AFP

L'enquête sur la chute de l'avion d'Air Algérie, le 24 juillet au Mali, n'a pas permis pour l'instant de parvenir à «une piste privilégiée» expliquant l'accident, a déclaré ce samedi 20 septembre le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français.

«Pour l'instant, il n'y a pas de piste privilégiée», a indiqué Bernard Boudeille, un responsable du BEA, en présentant à Bamako un premier rapport d'enquête sur l'accident, qui avait fait 116 morts, dont 54 Français. «Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste» dans les éléments recueillis par les enquêteurs jusqu'à présent, a-t-il souligné.

Problème sur l'enregistreur

L'appareil, qui devait relier Ouagadougou à Alger, s'est écrasé dans le nord du Mali environ 32 minutes après son décollage avec 116 passagers et membres d'équipage à son bord, qui ont tous péri.

L'enregistreur des conversations dans le cockpit (CVR) ne fonctionnait pas normalement et «ne permet pas de comprendre les messages» échangés au sein de l'équipage, a ajouté M. Boudeille.

Quant à l'enregistreur des données de vol, il montre que l'appareil a été victime d'une «chute brutale» après un «ralentissement de ses moteurs» à son altitude de croisière, a-t-il dit.

Ses systèmes de pilotage automatique avaient été «déconnectés sans qu'il soit possible de dire si cette déconnection a résulté d'un automatisme de l'avion ou d'une manoeuvre volontaire ou involontaire de l'équipage», a précisé l'expert. «L'équipage était-il fatigué? Non», a relevé le responsable du BEA. «Il avait une expérience africaine».

Zone orageuse

Le 7 août, le BEA, chargé par les autorités maliennes de mener l'enquête technique, avait indiqué que l'avion, un McDonnell Douglas MD-83, avait été pulvérisé à son impact au sol après avoir perdu de la vitesse et viré à gauche pour une raison indéterminée alors qu'il traversait une zone orageuse.

Le BEA mène une enquête technique dont le but est d'améliorer la sécurité aérienne. Les responsabilités pénales sont du ressort de la Justice: trois enquêtes ont été ouvertes, au Mali, en France et au Burkina Faso.

(AFP)

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