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DistributionPas de sursis concordataire pour le groupe Magro

Le tribunal de district de Monthey (VS) a rejeté la demande de l’entreprise de distribution Magro au bénéfice d’un sursis provisoire depuis le 18 février. Les conditions du sursis ne sont plus réunies.

Le groupe Magro, contrôlé à hauteur de 10% par le distributeur français Casino, emploie 300 employés et exploite 11 supermarchés en Suisse romande.

Le groupe Magro, contrôlé à hauteur de 10% par le distributeur français Casino, emploie 300 employés et exploite 11 supermarchés en Suisse romande.

Keystone

Le groupe de distribution valaisan Magro ne bénéficiera pas d’un sursis concordataire. Le tribunal de district de Monthey (VS) a rejeté la demande de l’entreprise au bénéfice d’un sursis provisoire depuis le 18 février.

Les conditions du sursis ne sont plus réunies actuellement, indique mercredi dans un communiqué le tribunal. Le maintien du sursis aggraverait la situation, d’autant que les discussions avec les potentiels repreneurs n’ont débouché sur aucun résultat concret.

La décision de la justice inquiète le syndicat UNIA dont les représentants devaient rencontrer la direction de Magro dans la journée. «Nous pensions qu’il y aurait une possibilité de reprise, désormais, la situation est très délicate», a déclaré la secrétaire syndicale Francine Zufferey-Molina.

L’espoir demeure

Tout espoir n’est pourtant pas perdu «tant que la faillite n’est pas prononcée», précise Mme Zufferey-Molina. Le juge pourrait encore prononcer un ajournement de faillite qui permettrait de gagner un peu de temps.

Le syndicat a déjà eu des entretiens avec le personnel. En cas de faillite, les employés devront s’inscrire au chômage. «Mais une fois encore c’est le personnel qui fait les frais» de ce que Mme Zufferey- Molina considère comme de mauvais choix de management de l’ancienne direction.

Le groupe Magro emploie quelque 300 employés et exploite onze supermarchés en Suisse romande (Hyper Casino, Super Casino et Distrigros) répartis dans les cantons du Valais (3) de Vaud (4) du Jura (1), de Genève (1) et de Neuchâtel (2). Il est contrôlé à hauteur de 10% par le distributeur français Casino.

Le solde du capital est détenu par divers actionnaires, dont une société luxembourgeoise de prises de participation dans des firmes non cotées.

(ats)

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