Football: Pas mal de pains et un peu de jeu

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Marseille va voir les fans anglais et russes quitter la cité phocéenne avec soulagement. Le premier week-end de l'Euro a inquiété, dans le Sud de la France.

par
Robin Carrel
Marseille
Marseille va voir les fans anglais et russes quitter la cité phocéenne avec soulagement.

Marseille va voir les fans anglais et russes quitter la cité phocéenne avec soulagement.

Keystone

Premiers affrontements jeudi, puis batailles rangées le vendredi. Et là, ce n'était encore que l'apéritif. Samedi, avec l'arrivée massive de hooligans venus de Russie, le Vieux-Port de Marseille et ses rues adjacentes se sont transformés en champ de bataille.

Comme en 1998, lorsque certains jeunes de la ville étaient descendus se mesurer aux Anglais sur la Plage du Prado. Des incidents ont même été signalés samedi à Nice, entre ultras locaux, Nord-Irlandais et Polonais!

Le contexte n'a de cesse d'inquiéter. La France est censée vivre sous la chape de plomb de l'état d'urgence, décrété par l'Etat à la suite des attentats de Paris le 13 novembre dernier, et ce tournoi se dérouler sous une menace terroriste qu'on annonce persistante.

Malgré cet état de fait, les hooligans venus en nombre de Russie ont réussi l'exploit d'entrer dans le Stade Vélodrome avec des feux d'artifice et des pétards. Ils ont même chargé les supporters anglais en plein stade. C'est le comble de dire cela, mais heureusement que ce n'était «que» des hooligans!

«Chasser de l'Anglais»

A se demander à quoi pensaient les pouvoirs publics tant russes, anglais que français, ces dernières semaines. Il suffisait de faire un tour sur les réseaux sociaux pour s'apercevoir du débarquement en force de personnes mal intentionnées.

Le futur n'est pas bien plus rassurant: des casseurs slovaques ont déjà fait part de leur volonté de «chasser de l'Anglais» le 20 juin du côté de St-Etienne et les Russes se frotteront au pays de Galles le même jour à Toulouse...

Dire que Paris est candidate pour l'organisation des Jeux olympiques d'été en 2024... C'est peu dire que l'Hexagone - Marseille est pour sa part censée accueillir les compétitions de voile - n'est pas en train de se faire une bonne publicité depuis quelques jours.

Entre les grèves dans les transports publics - et les soucis de mobilité qui en découlent pour les fans -, le non ramassage des ordures et la manque d'efficacité des diverses forces de police, Rome, Los Angeles et Budapest, les concurrents de la «Ville Lumière» pour les JO, doivent se frotter les mains.

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