Football: Pasche: «Le football, c’est parfois cruel»

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FootballPasche: «Le football, c’est parfois cruel»

En fin de contrat avec le Lausanne-Sport, Alexandre Pasche (29 ans) n’a pas été prolongé. Le milieu de terrain quitte son club de cœur avec quelques regrets, au terme d’une saison frustrante.

par
Brice Cheneval
Alexandre Pasche aura vécu une histoire en trois temps avec le LS: 2007-2009, 2010-2012 et 2015-2020.

Alexandre Pasche aura vécu une histoire en trois temps avec le LS: 2007-2009, 2010-2012 et 2015-2020.

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Comment avez-vous accueilli la décision du club de ne pas vous prolonger?

J’y étais préparé. Je ne me faisais pas beaucoup d’illusions puisque j’ai été relativement peu utilisé cette saison (ndlr: 21 matches toutes compétitions confondues, dont seulement trois titularisations). C’est le football…

Comment avez-vous vécu cette saison galère?

Ce n’est pas une saison galère. Mais contrastée sur le plan personnel. J’étais heureux de la promotion pour l’équipe, mes coéquipiers. J’ai rarement, pour ne pas dire jamais, vécu une telle situation. Le coach (ndlr: Giorgio Contini) a fait le choix de modifier la hiérarchie du vestiaire, de s’appuyer sur d’autres cadres. Mon rôle a changé. Quand tu ne joues pas et que l’équipe gagne, tu n’as rien à dire. Et rien à faire, à part rester en forme et pousser pour gagner ta place. Il faut accepter quand les choix du coach sont payants.

«Je n’ai pas de problèmes personnels avec [Giorgio Contini]. J’aurais juste espéré recevoir plus de confiance de sa part»

Alexandre Pasche

En voulez-vous à Giorgio Contini?

Je n’ai pas de problèmes personnels avec lui. J’aurais juste espéré recevoir plus de confiance de sa part. L’été dernier, je suis allé le voir pour savoir s’il comptait sur moi cette saison. Si ce n’était pas le cas, je me serais fait une raison et je me serais trouvé une porte de sortie. Mais à aucun moment il ne m’a laissé entendre cela. Ensuite, on a peu échangé. Je me suis toujours préparé pour saisir ma chance et quand je l’ai eue, j’ai le sentiment d’avoir répondu présent. Le problème, c’est qu’on ne m’a pas laissé l’opportunité de confirmer. Je n’ai pas pu me montrer parce qu’on ne me donnait que des miettes. C’est frustrant.

En 2017, déjà, votre prolongation était intervenue au dernier moment. Avez-vous l’impression de ne pas être reconnu à votre juste valeur au LS?

Je n’ai pas envie de revenir sur cet épisode, ni de me poser en victime. À l’époque, il y avait une phase de réflexion et de négociation plus longue. On sait que c’est parfois cruel, le foot. Aujourd’hui, je l’apprends à mes dépens. Je n’étais pas dans le bon wagon cette année. Il y a cinq ans, d’autres n’ont pas pu continuer non plus alors qu’ils méritaient sûrement une chance.

Vous avez été formé à Lausanne et y avez débuté votre carrière professionnelle en 2007, avant d’y revenir en 2010 puis en 2015. Votre histoire avec le LS est ponctuée de trois titres de champion de Challenge League… Que retenez-vous de toutes ces années?

Je retiendrai ces trois belles aventures avec trois groupes différents. Il y a eu la relégation, en 2018, mais je garde énormément de souvenirs positifs: la Coupe d’Europe, les derbies en Super League, beaucoup d’amis. Gamin, j’allais à la Pontaise. Le Lausanne-Sport est mon club de cœur. Mon seul regret, c’est de ne pas pouvoir m’installer avec en Super League. Globalement, je suis reconnaissant envers le LS.

«Je veux juste retrouver le plaisir de jouer et la confiance. J’espère me retrouver dans un projet où je pourrais m’épanouir, où on comptera sur moi»

Alexandre Pasche

Comment abordez-vous la suite?

Pour l’instant, je prends du temps pour souffler mais je suis motivé à rebondir.

Avez-vous déjà été contacté par des clubs?

Oui. Je ne veux pas de donner de détails, mais c’est en Suisse. Ça peut se concrétiser très vite, ou pas.

Quel type de projet vous attire?

Je reste ouvert à tout, je ne veux pas me mettre de barrières. Après la saison que je viens de vivre, je veux juste retrouver le plaisir de jouer et la confiance. J’espère me retrouver dans un projet où je pourrais m’épanouir, où on comptera sur moi.

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