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Hockey sur glacePat Emond: «Il faut rafraîchir certaines mémoires»

Le coach de Genève-Servette, qui joue mardi à Zoug, a resserré quelques boulons malgré le statut de leader.

par
Simon Meier
Le coach genevois, s'il peut être satisfait de son équipe, veille à ce personne ne ronronne.

Le coach genevois, s'il peut être satisfait de son équipe, veille à ce personne ne ronronne.

Keystone

Patrick Emond, donnez-nous une bonne raison de penser que Genève-Servette brisera la malédiction zougoise mardi soir.

Je sais que cela fait un moment que Genève a des difficultés là-bas (ndlr: la dernière victoire remonte au 30 novembre 2014), mais il y a eu beaucoup de changements au niveau de l’équipe et, franchement, on n’a même pas abordé le sujet, nos réflexions sont loin de ça. On se concentre davantage sur les petites choses que nous avons à changer, malgré notre succès ces derniers matches. Nous avons commis des erreurs à des endroits de la patinoire que nous faisions moins en début de saison. La vidéo est là pour faire réfléchir les joueurs sur ce que nous faisions bien il y a trois semaines et que nous faisons un peu moins bien aujourd’hui. Nous sortons d’un week-end à 3 points, mais on ne se cachera pas que cela a été difficile. Il y a des raisons à cela, donc il faut travailler sur ces petits détails.

Sans indiscrétion, quels sont-ils?

C’est par exemple notre implication dans le repli défensif, on a donné trop d’espaces à l’adversaire, on a été un peu trop passifs. Cela nous a coûté un but à Lugano (ndlr: victoire 1-2 ap), un autre contre Fribourg (défaite 2-3 ap), donc il faut rafraîchir certaines mémoires. On a travaillé là-dessus à l’entraînement, pour resserrer certains boulons, répéter quelques «faites attention à ci, faites attention à ça».

Ce relâchement est-il la conséquence de «trop bons» résultats?

Quand ça gagne, forcément, les gars font moins attention aux détails, on baisse un peu la garde inconsciemment. C’est là qu’on peut prendre des mauvaises habitudes. Donc il faut réagir à cela mardi, même si nous savons que jouer Zoug est un gros défi. Il faut aller là-bas avec la même confiance que depuis le début, tout en sachant qu’ils vont mettre beaucoup de pression dès le début, qu’ils ont peu de faiblesse. Mais bon, nous jouons dans la même ligue et nous préparons chaque match pour essayer de le gagner, donner le maximum.

Craignez-vous un début de premier contrecoup physique?

Non. Les gars ont suivi une bonne préparation, avec le nouveau préparateur physique. Et à part 10 minutes à Lausanne et 20 à Lugano, j’ai presque toujours joué à quatre blocs. Cela nous permet de garder de l’énergie. Je ne fais pas attention à quel bloc va tomber sur quel bloc. Si ma quatrième ligne doit jouer contre la première de l’adversaire, pas de souci. Si je commence à faire du ligne contre ligne au mois de septembre, on va être dans la merde au mois de janvier. Cela permet de gérer les efforts, c’est aussi une façon de donner confiance à tout le monde.

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