Suisse: Patients et assureurs paient jusqu'à 100 millions de trop

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SuissePatients et assureurs paient jusqu'à 100 millions de trop

L'émission Kassensturz s'est penchée mardi soir sur les coûts de la santé.

(Photo d'illustration).

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Keystone

Les patients et les assureurs paient chaque année jusqu'à 100 millions de francs de trop en matériel médical, avance mardi soir l'émission alémanique des consommateurs Kassensturz. Cela concerne par exemple des bandages, des seringues, des attelles, des béquilles ou des tests de glycémie.

L'émission Kassensturz montre que ces dépenses ont doublé ces dernières années. Interpellé, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) annonce qu'il va réviser la liste des moyens et appareils (LiMA), qui fixe les prix.

Certains d'entre eux l'ont été dans les années 90, lit-on plus loin sur le site de SRF. Conséquence: les prix sont dépassés et souvent surévalués.

Daniel Bach, directeur de la communication de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), admet dans une interview à Kassensturz que l'Office sait depuis des années que plusieurs prix sont trop élevés. «Nous avons ajusté le prix de certains produits, mais jamais regardé la liste entière en détail», a-t-il poursuivi.

Premières corrections en 2016

«D'ici fin 2017, nous allons réviser tous les éléments de cette liste.» L'OFSP estime les économies potentielles entre dix et vingt millions de francs. La faîtière des assureurs maladie, Santésuisse, va jusqu'à articuler 100 millions de francs.

Un exemple: dans une pharmacie, quarante compresses coûtent 24 francs. Et combien coûtent les mêmes compresses, dans la même pharmacie, lorsqu'elles sont facturés à l'assurance? 194 francs, montre Kassensturz.

Le Surveillant des prix Stefan Meier Hans connaît le problème des prix obsolètes et gonflés de la liste LiMA: «Les prix actuellement spécifiés sont une invitation pour les fabricants et les détaillants à manger la laine sur le dos des payeurs de prime».

«J'attends que la liste soit régulièrement révisée pour voir si les prix sont adaptés.» Ils devraient aussi être comparés à ceux pratiqués à l'étranger. «La loi exige aussi cela: un bon approvisionnement à des prix corrects pour les citoyens suisses. Il s'agit simplement de la mettre en oeuvre.»

(ats)

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