Hockey sur glace: Patrick De Preux: «Une déception, pas un échec»

Publié

Hockey sur glacePatrick De Preux: «Une déception, pas un échec»

Le président du conseil d'administration du Lausanne HC minimise les ennuis sportifs de son club cette saison et regarde résolument vers l'avenir.

par
Frédéric Lovis
Patrick De Preux: «Il n'est pas question de faire payer qui que ce soit.»

Patrick De Preux: «Il n'est pas question de faire payer qui que ce soit.»

Odile Meylan

- Patrick De Preux, étiez-vous à Malley 2.0 mardi?

Oui, bien entendu!

- Avez-vous été contraint de calmer quelques spectateurs furieux?

Pas du tout. L'équipe a bien joué. C'était quand même Zoug en face (ndlr: défaite 3-4 tab). Il y a eu une belle reprise en main.

- Que pense le nouveau propriétaire, Ken Stickney, de la non-accession du LHC en play-off?

C'est une péripétie dans la vie du club. L'aventure continue. Nous avons d'autres vues pour le LHC. Il y a tout un projet là-derrière. D'accord, cette saison est décevante. Elle ne répond pas à nos attentes. Nais tous les clubs passent par là une fois ou l'autre. Le sport n'est pas une science exacte.

- Le bilan sportif que vous tirerez avec lui risque de ne pas être rose, non?

Nous ne parlons pas de bilan sportif avec lui, mais de l'avenir du club à long terme. Nous travaillons déjà pour la saison prochaine. De nouveaux joueurs et un nouvel entraîneur sont attendus. Nous allons remettre l'ouvrage sur le métier. Je pense que nous serons meilleurs en 2018-19. Ce que nous vivons ne me rend pas dépressif. J'en ai vu d'autres dans la vie.

- Considérez-vous cette saison comme un échec sportif?

C'est une déception, pas un échec.

- Est-il question de faire payer le ou les responsables de cette déception?

Il n'est pas question de faire payer qui que ce soit. Nous continuerons à travailler ensemble dans le futur.

- Quelle part de responsabilité endosse votre directeur sportif Jan Alston?

J'ai toute confiance en Jan Alston. Il n'est pas question de lui faire porter le chapeau. Tout le monde peut se tromper.

- Où s'est-il trompé?

Peut-être aurions-nous dû collectivement prendre une décision à la fin de la saison passée au sujet de notre entraîneur (ndlr: Dan Ratushny). Mais qui dit que nous ne nous serions pas fait traiter de tous les noms d'oiseaux si nous nous en étions séparé? De toute manière, ce n'est pas mon rôle de prendre ces décisions-là. On est toujours plus malin après.

- Est-ce vrai que le conseil d'administration a demandé le départ d'Yves Sarault?

Dans un club, chacun doit assumer sa part de responsabilités. Cette décision a été prise d'entente avec le directeur sportif. A la fin, je trouve que c'est bien d'avoir engagé John Fust.

- Aucune pression de votre part, vraiment?

Nous ne travaillons pas comme ça. Nous ne sommes pas des gens qui convoquent, qui engueulent. Pas du tout. Nous nous entendons tous très bien. Nous avons confiance les uns envers les autres.

- Terminer la saison le plus vite possible, est-ce désormais le seul objectif à atteindre?

Que voulez-vous que je vous dise d'autre? Bien sûr que oui. Et je rajouterais: en jouant le mieux possible.

- Ça vous chagrine que l'on ait beaucoup parlé de votre club cette saison en raison de ses problèmes sportifs et extra-sportifs?

Pas du tout. Il y a des choses à corriger, oui. Après, je vous rappelle que nous étions partis d'une situation autrement plus douloureuse. Nous étions en LNB. Le club n'avait plus un radis, mais des dettes. Il a fallu compenser des trou et remonter tout ça. Dans ce contexte, cette saison est, je le répète, un aléa. Nous avançons. Nous construisons pour l'avenir. Nous avons beaucoup de boulot devant nous car nous ne vivons pas au jour le jour. Mon travail n'est pas de me lamenter si un joueur a mal joué. A chacun le sien, même si ce qui s'est passé ne me fait pas plaisir.

- Est-ce la saison la plus pénible depuis votre arrivée à la présidence?

Non. J'ai eu des moments beaucoup plus difficiles. Quand j'ai dû faire en sorte que notre ancien actionnaire (ndlr: Hugh Quennec) s'en aille, ça, c'était compliqué. Nous étions à deux doigts de quitter le navire.

Ton opinion