Hockey sur glace - Patrick Emond: «Contre nous, je m’attends à voir le vrai Zoug»
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Hockey sur glacePatrick Emond: «Contre nous, je m’attends à voir le vrai Zoug»

L’entraîneur de GE Servette est convaincu que les joueurs de la Bossard Arena vont élever leur niveau face aux Aigles, dès ce lundi pour le premier acte de la finale (20 h). Interview.

par
Christian Maillard
Pat Emond a bien étudié les Zougois samedi soir…

Pat Emond a bien étudié les Zougois samedi soir…

Eric Lafargue

Pat Emond, que faisiez-vous samedi soir, vers 20 heures?

J’étais à la maison, devant mon poste de télévision, vous vous en doutez bien.

Et ce n’était pas une série sur Netflix ni «The Voice», évidemment?

Evidemment!

Plus sérieusement, avez-vous pris beaucoup de notes intéressantes sur votre prochain adversaire zougois?

On en a pris, oui. On a regardé ça attentivement comme il faut, mais de toute façon, on avait déjà des images de tous les matches, pas seulement de celui-là. Depuis notre qualification, jeudi, on avait déjà commencé à travailler sur Zoug.

Quand vous dites «on», vous parlez du staff et des joueurs? Vous étiez ensemble?

Disons qu’on s’est réparti le boulot entre Louis Matte, Jan Cadieux et moi, car il y a beaucoup de choses à étudier en même temps.

Vous aviez déjà bien étudié Zoug sur les matches de la saison, mais sur ces deux séries-là, contre Berne et Rapperswil, le grand dominateur de la saison a semblé à la peine. C’est aussi votre avis?

Franchement, les Zougois ont tout de même remporté deux séries qui n’étaient pas faciles pour eux car quand tu joues contre des équipes qui n’ont rien à perdre, qui ne sont pas sous pression et à qui tout réussit, tu dois faire attention. Mais contre Genève, je mattends à voir le vrai Zoug dès le premier match.

‹‹ Pas la même pression? Je ne suis pas tout d’accord, car on se la met entre nous, cette pression. Nous aussi on veut la gagner cette série!››

Patrick Emond, coach de GE Servette

C’est GE Servette, cette fois, qui sera dans le rôle de l’outsider, comme Berne et Rapperswil, sans pression, non?

Ça dépend comment on voit les choses. Pas la même pression? Je ne suis pas tout d’accord, car on se la met entre nous cette pression. Nous aussi, on veut gagner cette série! Alors oui, là, Zoug part favori par le fait qu’il était largement au-dessus de toutes les équipes dans la Ligue. Mais nous, on va entrer dans cette finale en pleine confiance après avoir connu deux bonnes séries contre Fribourg et Zurich. C’est à nous d’élever notre niveau de jeu encore d’un cran, comme on l’a fait aux tours précédents.

Êtes-vous capables d’élever votre niveau encore un peu plus?

Il va falloir être attentifs sur les détails et que la chance soit aussi de notre côté, mais que tout le monde en amène surtout un peu plus. Sur ce qu’on a fait jusque-là, on mérite ce qui nous arrive car nous avons effectué les efforts pour y parvenir. Maintenant, une fois en finale, tu ne dois pas nourrir de regrets, car tu ne sais pas quand un événement pareil se représentera. Il faut donner ton maximum pour essayer de la gagner, cette finale.

‹‹Sur cinq matches, il y a en effet une moins grande marge d’erreurs. On doit entrer à 100 km/h!››

Patrick Emond, coach de GE Servette

Dans une série au meilleur des cinq matches, cela change forcément la donne où le premier match qui a lieu ce lundi soir est déjà important. Vous êtes prêts?

Je vais vous donner la même réponse qu’avant la demi-finale contre Zurich. Sur cinq matches, il y a en effet une moins grande marge d’erreurs. On doit entrer à 100 km/h pour éviter de perdre les deux premiers matches et tomber ensuite dans l’embarras. Il est préférable de prendre rapidement les devants comme on l’a fait face aux ZSC Lions. À nous de nous focaliser sur le travail à faire, car il n’y aura aucune place pour le moindre relâchement dans une série comme celle-ci.

Zoug a joué ce samedi à Rapperswil alors que vos joueurs étaient en congé. Est-ce que cela peut faire la différence?

Il y a deux manières de voir les choses. Quand tu es dans le rythme, plus la série s’éternise et plus cela peut jouer contre toi. Et d’un autre côté, quand tu as des congés, tu peux soigner des bobos et jouer sur la longueur. Ce sont des clichés qu’on entend. Mais une fois que le puck sera lâché, tout sera derrière. Nous, on ne veut pas commencer à chercher des excuses. Notre but est d’entrer fort dans cette finale comme on l’a fait au Hallenstadion de Zurich. On sait que nous devons remporter un match à Zoug et on ne veut pas attendre le cinquième match: si on peut le faire avant, on ne va pas se gêner. Le plus vite sera le mieux!

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