Publié

FOOTBALLPatrick Müller: «Je me souviens que ça sentait l'herbe...»

Le stade Qemal Stafa, où aura lieu ce soir Albanie-Suisse, est présenté comme un chaudron. L'ex-international, qui fut de l'expédition d'octobre 2002, dédramatise le lieu.

par
Simon Meier
Tirana
En 2002, Patrick M!ller se souvient davantage de la victoire à Dublin que du match nul à Tirana.

En 2002, Patrick M!ller se souvient davantage de la victoire à Dublin que du match nul à Tirana.

Keystone

Le coup d'envoi d'Albanie - Suisse approche et, vu l'enjeu (une qualif' pour le Brésil 2014!), la tension monte. Ces derniers jours, pour caractériser le stade Qemal Stafa où aura lieu la rencontre de ce soir, les médias alémaniques ont souvent utilisé le terme peu engageant de «Hexenkessel»; littéralement, le «chaudron aux sorcières». Charmant...

Mais pour dédramatiser le contexte et le lieu, rien de tel qu'un coup de fil au jeune retraité des crampons Patrick Müller. L'ancien international faisait partie de la dernière expédition de l'équipe de Suisse à Tirana, en octobre 2002.

Or, le Genevois semble moyennement marqué par cette expédition vieille de onze ans pile: «Je n'en ai pas beaucoup de souvenirs, à part qu'on avait fait match nul (ndlr: 1-1), que le stade était très vétuste et l'hôtel juste à côté», s'excuse l'ex-défenseur central.

Isantbul ou Athènes, mais pas Tirana

On insiste. Une image, un bruit, une odeur? «Il y avait pas mal de vacarme dans les tribunes et, sur le terrain, ça sentait... l'herbe», rigole Müller, manifestement davantage remué par le voyage irlandais qui suivit quelques jours plus tard - victoire 1-2 à Dublin grâce à un formidable but de Fabio Celestini.

Le «Hexenkessel» de Tirana, dont les tribunes semblent prêtes à s'effondrer, ne s'apparente quand même pas à une maison de poupées. Mais de là à parler d'enfer... «Quand on m'évoque l'enfer, j'ai d'autres matches que celui-ci qui me viennent en tête, conclut Müller. Istanbul en 2005, l'Olympiakos au Pirée avec Lyon en Ligue des champions... Ça, c'était un bel enfer!»

Alors chassons les sorcières et partons du principe que l'équipe de Suisse d'Ottmar Hitzfeld est plutôt en route sur le chemin du paradis.

Ton opinion