22.12.2017 à 16:06

PolitiquePauline Queloz privée de présidence

Le psychodrame jurassien s’est achevé dans la tourmente par l’éviction de la jeune députée accusée d’avoir menti pour pouvoir se présenter aux examens.

par
Vincent Donzé
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Anne Froidevaux (à dr.) a été élue à la place de Pauline Queloz (à g.) à la présidence du parlement jurassien.

Anne Froidevaux (à dr.) a été élue à la place de Pauline Queloz (à g.) à la présidence du parlement jurassien.

Parlementaire depuis deux ans, Pauline Queloz était l'étoile montante du PDC Jura.

Parlementaire depuis deux ans, Pauline Queloz était l'étoile montante du PDC Jura.

Pauline Queloz avant le vote, avec son papa et son clan.

Pauline Queloz avant le vote, avec son papa et son clan.

À 27 ans, la plus jeune députée jurassienne ne devient pas la première citoyenne du canton du Jura: par 31 voix contre 17 pour elle et 10 pour l’écologiste Erica Hennequin, les députés jurassiens ont choisi une autre démocrate-chrétienne, Anne Froidevaux de Châtillon, pour succéder au chrétien-social Frédéric Lovis. «J’accepte mon élection. Je suis touchée par la confiance témignée», a déclarée l’élue, sans cacher «un goût amer».

Parlementaire depuis deux ans, Pauline Queloz était l’étoile montante du PDC Jura. Le problème, c’est que cette juriste qui veut devenir avocate est au cœur d’une affaire de mensonge: cette fille d’agriculteurs est soupçonnée d’avoir menti à la commission des examens en affirmant avoir validé tous ses crédits pour l’obtention de son master en droit, alors que son mémoire présenté mardi dernier n’a pas encore été validé par son professeur de l’Université de Neuchâtel. Incapable de produire l’attestation universitaire réclamée, Pauline Queloz mord la poussière.

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