Canton de Berne: Peine confirmée pour le double meurtre de Spiez

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Canton de BernePeine confirmée pour le double meurtre de Spiez

La Cour suprême bernoise a confirmé la réclusion à vie pour l'individu qui a tué en 2013 le directeur d'un foyer pour enfants de Spiez.

Les faits remontent à 2013.

Les faits remontent à 2013.

Keystone

L'homme qui a assassiné en 2013 le directeur d'un foyer pour enfants de Spiez et sa compagne en compagnie de son fils restera derrière les barreaux. La Cour suprême bernoise a confirmé la réclusion à vie. Elle a par contre levé l'internement.

Avec ce jugement rendu mardi, la Cour suprême confirme la peine prononcée en première instance. En 2013, ce crime avait provoqué une vague d'effroi dans toute la Suisse. Le directeur d'un foyer pour enfants de Spiez et sa compagne qui se trouvait par hasard sur les lieux avaient été brutalement assassinés. Les victimes présentaient au total une centaine de coups de couteau.

La police avait arrêté deux auteurs présumés dix-huit mois plus tard: un père et son fils. Dix ans auparavant, le fils avait séjourné dans le foyer en question, où il estime avoir subi des punitions démesurées.

Internement

Etant donné que le jeune homme était mineur au moment des faits, il n'a pas comparu en même temps que son père. En première instance, la justice a estimé que ce dernier a joué un rôle décisif dans l'assassinat et l'a condamné à la réclusion à vie et à l'internement.

Peu de temps après, le fils a été condamné par le Tribunal des mineurs à la peine maximale, soit quatre ans de prison. Alors que le jugement du fils est entré en force, le père a fait recours contre sa condamnation. Comme auparavant, il ne s'exprime pas à propos des faits.

Devant le Tribunal cantonal, la défense a fait valoir que le fils a commis le crime seul. Le père n'est arrivé dans l'appartement du directeur que plus tard alors que les deux victimes étaient déjà mortes.

La semaine passée, la justice a interrogé le fils comme personne entendue à titre de renseignement. Il a tenté d'endosser toute la responsabilité. La Cour suprême n'a pas considéré ses déclarations cohérentes. Mardi, elle a confirmé la peine maximale contre le Suisse de 49 ans. Elle a par contre levé l'internement. En cas de condamnation à la réclusion à vie, l'auteur peut bénéficier d'une libération conditionnelle au plus tôt après 15 ans d'emprisonnement. L'avocate de la défense a indiqué à l'ats qu'elle allait faire recours auprès du Tribunal fédéral.

(ats)

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