29.04.2016 à 12:55

SuissePeine confirmée pour le tueur de Saint-Léonard

Le Tribunal fédéral a définitivement condamné à douze ans ferme l'homme qui avait tué par balle son amie en novembre 2011.

Le jeune homme avait utilisé son fusil militaire pour abattre sa compagne.

Le jeune homme avait utilisé son fusil militaire pour abattre sa compagne.

ARCHIVES - PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

L'homme qui avait tué par balle sa compagne le 4 novembre 2011 à Saint-Léonard (VS) avec son fusil d'assaut écope définitivement d'une peine de douze ans de prison ainsi que d'une mesure institutionnelle. Le Tribunal fédéral (TF) a rejeté son recours.

Agé de 23 ans au moment des faits, cet homme avait tiré à bout portant avec son fusil d'assaut sur son amie. Atteinte à la tête, elle avait été tuée sur le coup.

Enervé suite à son licenciement, le meurtrier était rentré peu avant le drame dans l'appartement qu'il partageait avec la victime. Après avoir pris à partie son amie pendant une vingtaine de minutes, il s'était rendu dans la pièce voisine et avait saisi son arme.

Il avait ensuite quitté l'appartement pour chercher du secours. Le drame avait relancé la problématique du maintien de l'arme militaire à la maison. Trois ans auparavant, l'homme avait commis une tentative de brigandage contre un établissement public de Sierre (VS).

Peine comprise dans le cadre légal

Dans son arrêt, le TF conteste que la peine prononcée par la justice valaisanne soit «excessive». Il relève que le jeune homme a tué la femme qui partageait sa vie, sans motif aucun, d'une balle dans la tête.

Il s'est rendu coupable de meurtre, sanctionné d'une peine privative de liberté de cinq ans au moins et de vingt ans au plus. La peine privative de liberté de douze ans ne sort pas du cadre légal, souligne le TF. D'autant que le meurtre entre en ici en concours avec la tentative de brigandage qualifié.

Le TF confirme aussi le placement du jeune homme dans un établissement fermé afin qu'il y exécute une mesure thérapeutique institutionnelle. Son avocat avait contesté cette décision, estimant qu'elle était inappropriée et qu'elle reposait sur une expertise de dangerosité trop ancienne.

Autres griefs irrecevables

Le défenseur avait aussi invoqué une «violation de la présomption d'innocence par voie de presse et du droit à un procès équitable». Il estimait que les juges qui ont condamné le jeune homme auraient lu la presse tout au long de l'instruction et auraient forgé leur conviction avant de statuer sur son affaire.

Faute d'avoir été formulés précédemment devant les tribunaux valaisans, les griefs sont irrecevables, répond le TF. (arrêt 6B_975/2015 du 7 avril 2016)

(ats)

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