16.01.2019 à 11:16

Peine définitive après le viol et le meurtre de son épouse

Tribunal fédéral

Les juges de Mon-Repos ont rejeté le recours d'un Portugais qui avait étranglé sa femme. Il avait été condamné à 17 ans de prison aussi pour des actes d'ordre sexuel sur des enfants.

Image d’illustration

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Keystone

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours d'un Portugais qui avait violé et étranglé son épouse en 2014 à Fribourg. La peine de 17 ans de prison pour viol, meurtre et actes d'ordre sexuel sur des enfants est définitive.

Outre la peine de prison, le Tribunal pénal de l'arrondissement de la Sarine avait prononcé l'internement ordinaire du condamné. Ce jugement datant de 2017 a été confirmé par la Cour d'appel pénale du canton de Fribourg l'an passé.

Dans un arrêt publié mercredi, le Tribunal fédéral balaie les griefs du recourant. Ce dernier conteste notamment les actes d'ordre sexuel sur ses deux fils. Il estime aussi que la peine qui lui a été infligée ne tient pas compte de son repentir. Pour les juges, l'argument est hors de propos car la victime était décédée lorsque son mari a voulu l'amener à l'hôpital.

Peine pas excessive

Pour la haute cour, la peine prononcée ne sort pas du cadre légal. Elle tient compte de critères pertinents, qui ont été correctement évalués. La sanction n'est donc pas excessive.

Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière non plus sur les reproches formulés à l'endroit de l'expertise psychiatrique, la qualifiant d'extrêmement détaillée, précise et complète. Le recourant ne s'est pas non plus opposé en son temps au choix de l'expert, ni à la décision de confier cette tâche à une seule personne.

Lors des débats, l'expert avait qualifié le meurtrier de prédateur social psychopathe et incurable.

Tuée pendant les fêtes

Le prévenu, domicilié en Suisse depuis 1989, était marié depuis 2013 avec la victime, elle aussi portugaise et âgée d'une cinquantaine d'années. Leur relation était vite devenue conflictuelle. Après qu'il l'eut violée en novembre 2014, elle avait demandé le divorce.

L'après-midi du 29 décembre 2014, elle rentrait du Portugal où elle avait retrouvé sa famille pour Noël. Elle s'était rendue dans la boutique qu'elle tenait en ville pour parler avec lui.

C'est là que son mari l'avait étranglée avec le foulard qu'elle portait autour du cou. Quand il l'avait amenée aux urgences, elle était en état de mort cérébrale. Elle était décédée le lendemain. (arrêt 6B_1140/2018 du 19 décembre 2018)

(ats)

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