Egypte: Peines de prison pour 152 manifestants
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EgyptePeines de prison pour 152 manifestants

Sur les 200 prévenus, 152 sont condamnés à des peines de 2 à 5 ans de prison pour avoir protesté contre le régime.

Plusieurs milliers de personnes avaient manifesté en avril contre la décision du président Abdel Fattah al Sissi de transférer à Ryad les îles de Tiran et Sanafir. (Image d'archive - 25 avril 2016

Plusieurs milliers de personnes avaient manifesté en avril contre la décision du président Abdel Fattah al Sissi de transférer à Ryad les îles de Tiran et Sanafir. (Image d'archive - 25 avril 2016

AFP

Un tribunal égyptien a condamné samedi 152 manifestants à des peines allant de deux à cinq ans de prison. Il leur était reproché d'avoir participé le mois dernier à des rassemblements contre la cession par l'Egypte de deux îles de la mer Rouge à l'Arabie saoudite.

Plusieurs milliers de personnes avaient manifesté le 15 avril dernier en réclamant «la chute du régime» le slogan révolutionnaire de 2011. Elles protestaient contre la décision du président Abdel Fattah al Sissi de transférer à Ryad les îles de Tiran et Sanafir.

Des milliers de policiers s'étaient déployés dix jours plus tard, le 25 avril, pour prévenir d'autres rassemblements. Plus de 200 personnes ont comparu devant la justice en lien avec ces manifestations, ont précisé des sources judiciaires.

101 peines de cinq ans

Parmi les prévenus condamnés, 101 l'ont été à cinq ans de détention et 51 autres à une peine de deux ans, ont dit ces sources et le quotidien officiel Al Ahram. Tous ont été reconnus coupables d'avoir manifesté sans en avoir informé par avance le ministère de l'Intérieur. Ce qui est interdit par la loi, ont expliqué les sources judiciaires.

Ahmed Helmy, l'un des avocats des manifestants, a déclaré que ces derniers feraient appel. «Il n'y a pas de preuve de culpabilité», a-t-il dit. Le parquet n'a publié aucun communiqué sur les jugements.

Les autorités saoudiennes et égyptiennes expliquent que les îles de la mer Rouge ont toujours appartenu au royaume. Selon elles, celles-ci ne sont sous contrôle égyptien depuis 1950 que parce que l'Arabie saoudite avait demandé au Caire d'assurer leur protection.

(ats)

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