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AutrichePercée de l'extrême droite à une élection régionale

Avec plus de 30% des voix, après un dépouillement partiel, le Parti autrichien de la liberté surfe sur les craintes suscitées par la crise migratoire actuelle.

Heinz-Christian Strache, leader du parti FPÖ (à g.) savoure les résultats avec un membre local de son parti, Manfred Haimbuchner.

Heinz-Christian Strache, leader du parti FPÖ (à g.) savoure les résultats avec un membre local de son parti, Manfred Haimbuchner.

EPA, Keystone

Lors d'une élection régionale en Haute-Autriche dimanche, le FPÖ (Parti autrichien de la liberté), formation d'extrême droite, a réalisé une percée spectaculaire, doublant son score par rapport au scrutin précédent.

Le FPÖ obtient 30,5% voix, selon des résultats partiels reposant sur le dépouillement de près de 56% des bulletins, contre 15,3% lors de la précédente élection, en 2009. «Nous étions optimistes depuis le début», a déclaré le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache, mais le résultat «dépasse nos attentes».

Les chrétiens-démocrates (ÖVP) conservent leur première place, avec de 36,2% des suffrages, mais accusent une lourde perte (plus de 10 points). Un résultat «amer», a réagi le secrétaire général du parti, Gernot Blümel.

Le Parti social-démocrate (SPÖ) n'a recueilli que 18,4% des suffrages, soit une perte de près de 7 points. «Je suis déçu», a déclaré le chancelier social-démocrate Werner Faymann. Les électeurs ont décidé «que le thème des réfugiés est devenu, ces derniers temps, si important qu'il a fait passer les autres au second plan», a-t-il indiqué, estimant que le vote traduisait aussi «de nombreuses peurs» face à la crise migratoire.

L'Autriche voit quotidiennement l'arrivée sur son sol de milliers de migrants originaires du Moyen-Orient, dont la plupart continuent leur route vers l'Allemagne ou les pays du Nord de l'Europe.

Cette poussée du FPÖ en Haute-Autriche, Etat régional industriel du nord du pays, intervient deux semaines avant les élections de la ville-Etat de Vienne, bastion social-démocrates, également soumis à une montée en puissance de l'extrême droite.

(AFP)

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