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Corée du SudPerquisition au siège de Samsung

La police a fait une descente mardi dans l'un des bâtiments du géant de l'électroménager en lien avec le scandale qui secoue le pays.

Mardi, les enquêteurs ont fait une perquisition à l'agence de publicité de Samsung.

Mardi, les enquêteurs ont fait une perquisition à l'agence de publicité de Samsung.

Reuters

Une perquisition a été réalisée mardi au département publicitaire de Samsung à Séoul, rapporte un média sud-coréen. Cette opération a eu lieu dans le cadre du scandale de corruption et de trafic d'influence impliquant la confidente de l'ombre de la présidente Park Geun-Hye.

Cette amie, Choi Soon-Sil, est accusée d'avoir usé de son influence sur Mme Park pour contraindre des groupes industriels, dont Samsung, à verser des fonds à des fondations douteuses. Elle se serait ensuite servie de ces sommes à des fins personnelles.

Samsung aurait versé 15,8 millions d'euros à ces fondations, ainsi que jusqu'à 2,8 millions d'euros à Mme Choi pour financer la formation équestre de sa fille en Allemagne. Mardi, les enquêteurs ont fait une perquisition à l'agence de publicité de Samsung, Cheil Worldwide, rapporte l'agence sud-coréenne Yonhap.

Ils auraient découvert des éléments laissant penser que Cheil a fait un don à une fondation sportive contrôlée par la nièce de Mme Choi, Jang Si-Ho, qui est également une de ses assistantes. Les enquêteurs ont d'ores et déjà interrogé dans cette affaire l'héritier présomptif de Samsung, Lee Jae-Yong.

Le président du conglomérat sud-coréen Lotte, Shin Dong-bin, aurait également été interrogé mardi par la justice sud-coréenne, a rapporté la chaîne de télévision YTN. Mais un porte-parole du groupe Lotte, interrogé, n'a pas été en mesure de confirmer cette information. Le parquet n'a pas pu être joint dans l'immédiat.

Audition de Mme Park

Depuis plusieurs semaines, la présidente Park Geun-Hye est engluée dans une affaire retentissante centrée sur son amie de longue date, Choi Soon-Sil. Agée de 60 ans, celle-ci a été arrêtée début novembre pour fraude et abus de pouvoir. Plusieurs proches collaborateurs de la présidente ont été interrogés et, pour certains, arrêtés par le parquet.

La présidente est pour sa part soupçonnée d'avoir aidé son amie à obtenir des financements pour les fondations en question. Elle l'aurait aussi laissée se mêler aux affaires gouvernementales alors qu'elle n'exerçait pas le moindre rôle officiel.

Selon les médias, Mme Park aurait reçu en juillet les dirigeants des puissants conglomérats du pays pour les inciter à la générosité. Elle devrait bientôt être interrogée par le parquet, une première pour un chef d'Etat sud-coréen en exercice.

Population scandalisée

Un porte-parole de Mme Park a d'ailleurs annoncé mardi qu'elle avait engagé un avocat pour entrer en contact avec le parquet de Séoul. Selon la Constitution sud-coréenne, un chef de l'Etat en exercice ne peut pas faire l'objet de poursuites pénales, sauf pour insurrection ou trahison.

Mais certains font valoir que l'audition d'un président est possible dans le cadre d'une enquête plus vaste. L'affaire scandalise les Sud-Coréens, qui sont descendus en masse dans la rue samedi pour réclamer la démission de Mme Park.

(ats)

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