10.11.2020 à 06:55

Jura bernoisPersonne ne sait à qui sont ces cinq poules!

Quand cinq poules vont à l’école, les riverains sont interloqués: d’où viennent-elles? Le mystère s’épaissit à St-Imier.

von
Vincent Donzé
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Les cinq poules ont été photographiées ce week-end à l’école secondaire.

Les cinq poules ont été photographiées ce week-end à l’école secondaire.

DR/Morgane Bussian
Le collège en béton est situé en lisière de forêt, côté Mont-Soleil.

Le collège en béton est situé en lisière de forêt, côté Mont-Soleil.

Lematin.ch/Vincent Donzé
Les poules ont été placées à l’abri dans une baraque en bois, derrière un pigeonnier.

Les poules ont été placées à l’abri dans une baraque en bois, derrière un pigeonnier.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Cinq poules sont allées à l’école secondaire, samedi dernier à St-Imier (BE). Des gallinacés roux restés groupés, remarqués par une voisine qui les a photographiés. «D’où viennent-elles?» s’est interrogée Morgane Bussian. Question posée Facebook, sans l’ombre d’une réponse.

Le concierge l’a appris du boucher, au retour d’un week-end sur le lac de Neuchâtel: «Il y a des poules à l’école!» Avec ses 5000 habitants et la compagnie des montres Longines, St-Imier n’est pas un village rural. C’est même après Moutier la deuxième commune du Jura bernois. Mais là, en lisière de forêt, à la bien nommée rue du Soleil, ils sont plusieurs résidents à posséder un poulailler dans leur jardin.

Mercredi déjà

Partout, sur le versant ensoleillé du vallon, la réponse est la même: «Ce ne sont pas nos poules». Après un premier sondage dans le voisinage, Morgane Bussian a appris que les cinq poules ont été aperçues mercredi déjà, du côté des halles de gym, en contrebas.

Dans l’urgence, Morgane Bussian a placé les poules dans jardin, pour le plus grand plaisir de sa fille de trois ans. Quelques coups de fil plus tard, elles ont été logées samedi soir derrière un pigeonnier, où on les entend glousser. «J’avais peur du renard», concède Morgane, qui a trouvé un relais portugais.

«Ce sont des poules naines: on en a trouvé une brune ce printemps, sans pouvoir la garder: nos poules pondeuses l’attaquaient», indique une éducatrice du foyer de «La Pimpinière», qui vend des œufs dans le quartier.

De part et d’autre d’un escalier, les cinq poules étaient à l’abri dans le jardin de Morgane Bussian.

De part et d’autre d’un escalier, les cinq poules étaient à l’abri dans le jardin de Morgane Bussian.

DR/Morgane Bussian

Sur Facebook, un moutonnier a été injustement accusé d’avoir laissé échappé des poules. Un restaurateur a été suspecté, un concierge aussi, sans résultat. Depuis samedi, le mystère s’est épaissi, au fil des suspects innocentés. «Quelqu’un voulait s’en débarrasser», assène une retraitée qui promène son chien.

La promenade du matin.ch passe par la «maison des dames aux chapeaux», ainsi nommée parce qu’elle était autrefois habitée par deux sœurs chapelières. Mais les trois poules qui s’y trouvent sont toujours là. On désigne les Bourquin, les Houriet, mais personne n’a annoncé la disparition de cinq poules.

«On s’est d’abord demandé si leur propriétaire était en quarantaine, mais là, après cinq jours, on se dit qu’elles ont été abandonnées», rapporte Morgane. La police est sur le coup, après le passage d’une patrouille, mais l’enquête piétine.

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41 commentaires
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Personne

11.11.2020 à 07:06

Je suis sur qu'au café Brésil qu'il fréquente, ce triste sir de " l'information " pourra trouver une réponse. Dans le marc de pinard ou au comptoir.

Angela

10.11.2020 à 10:22

Triste histoire,triste région 🤷‍♀️

Luc

10.11.2020 à 10:15

Si c’était des poules à poils je leurs donnerait un logis