Marché du travail: Perspectives d’emploi «les moins optimistes» d’Europe au Royaume-Uni
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Marché du travailPerspectives d’emploi «les moins optimistes» d’Europe au Royaume-Uni

L’indice de perspectives sur le marché de l’emploi, calculé par Manpower, reste le plus bas d’Europe, inférieur à ceux de l’Italie ou de l’Espagne.

Le taux de chômage devrait atteindre un pic à 6,5% au troisième trimestre selon nombre de prévisions économiques, moins qu’initialement craint.

Le taux de chômage devrait atteindre un pic à 6,5% au troisième trimestre selon nombre de prévisions économiques, moins qu’initialement craint.

AFP

Les perspectives pour l’emploi progressent chez les grandes entreprises britanniques mais les perspectives du marché du travail restent «les moins optimistes en Europe» au Royaume-Uni, d’après une étude publiée mardi par le cabinet de recrutement Manpower.

«Le Royaume-Uni montre la voie avec sa campagne de vaccination contre le Covid-19 mais il reste l’homme malade de l’Europe en ce qui concerne l’optimisme pour les embauches», remarque Chris Gray, l’un des responsables de Manpower UK, cité dans un communiqué. L’indice de perspectives sur le marché de l’emploi compilé par Manpower a progressé d’un point à -5% pour le Royaume-Uni pour le deuxième trimestre comparé au premier, mais il reste le plus bas d’Europe, inférieur à ceux de l’Italie ou de l’Espagne.

À l’inverse, la Roumanie, la Belgique, la Suède et la République tchèque affichent les plus forts indices. «Ce furent les pires 12 mois pour les perspectives d’emploi au Royaume-Uni et bien pire que pendant la crise de 2008-2009», remarque Chris Gray. Il rappelle que le taux de chômage devrait atteindre un pic à 6,5% au troisième trimestre selon nombre de prévisions économiques, moins qu’initialement craint, ce qui témoigne selon lui de la confiance des employeurs dans un rebond de l’économie lorsque les restrictions seront levées.

Enquête basée sur 1515 employeurs

Elles commencent à l’être depuis lundi avec la réouverture des écoles, tandis que les commerces non essentiels doivent reprendre leur activité le 12 avril, avant un retour à la normale attendu à partir de fin juin au Royaume-Uni. Mais d’après Chris Gray, «la plupart des employeurs restent prudents et veulent observer l’impact de la campagne de vaccination et les effets à long terme du Brexit avant de prendre des décisions majeures sur l’emploi».

En particulier, l’impact des équivalences qui pourraient ou non être accordées par Bruxelles au secteur financier, véritable moteur de l’économie britannique, inquiète. D’autant que la place d’Amsterdam a doublé Londres en termes de courtage d’actions européennes en seulement quelques semaines après la sortie effective du marché unique européen. Chris Gray note toutefois que «plus de 1000 entreprises de services financiers prévoient d’établir des bureaux pour continuer à prendre part aux marchés britanniques».

Si les grandes entreprises de plus de 250 employés sont les plus positives avec de bonnes perspectives d’embauches, notamment à la faveur d’une accélération de leur numérisation, les PME restent très prudentes, mettent en suspens leur passage au numérique en raison d’une trésorerie sous pression, et se séparent d’employés plus qu’elles n’embauchent. L’enquête de ManpowerGroup sur les perspectives d’emploi a porté sur 1515 employeurs britanniques.

(AFP)

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